Certains city breaks obligent à choisir. Vous pouvez avoir musées, vieilles rues, cafés et restaurants, ou vous pouvez avoir sentiers, lignes de crête, téléphériques et air de montagne. Mais dans certaines villes européennes, ce choix n’existe pratiquement pas. La montagne n’est pas une excursion lointaine à la journée ni un décor pittoresque à l’horizon. Elle fait partie du rythme même de la ville.
Ceci est un guide des villes européennes où l’on peut passer la matinée au centre, puis se retrouver sur un sentier de montagne, une crête forestière, un téléphérique ou un itinéraire sommital panoramique avant le déjeuner. La règle est délibérément stricte : la ville doit valoir le déplacement en elle-même, et l’expérience de plein air doit être véritablement proche. Pas deux heures de route. Pas « quelque part dans la région ». Pas une station de ski qui partage le même aéroport. L’objectif est un vrai city break avec un accès réel à la montagne à environ 30 minutes du centre.
La règle des 30 minutes porte sur l’accès, pas sur la réalisation. Dans certains lieux, cela signifie monter dans un funiculaire au cœur de la vieille ville. Dans d’autres, cela signifie prendre un bus local, un téléphérique ou un court trajet en taxi jusqu’à un départ de sentier. Une fois sur place, la marche peut être aussi facile ou ambitieuse que souhaité. L’important, c’est que la montagne soit assez proche pour changer la manière de planifier le voyage.
- Innsbruck, Autriche
- Grenoble, France
- Bergen, Norvège
- Bolzano, Italie
- Annecy, France
- Salzbourg, Autriche
- Ljubljana, Slovénie
- Brașov, Roumanie
- Sarajevo, Bosnie-Herzégovine
- Trente, Italie
- À envisager : Sofia et Tirana
- Presque : villes célèbres qui ne rentrent pas tout à fait dans le cadre
- Comment choisir la bonne
- Réflexion finale
- Pour aller plus loin
Innsbruck, Autriche
Idéal pour : le city break de montagne le plus pur d’Europe.
Innsbruck est le point de départ évident car c’est peut-être l’exemple le plus clair en Europe d’une ville où la montagne commence presque immédiatement. Le centre historique offre façades peintes, architecture impériale, rues à arcades et le Toit d’or, mais il suffit de lever les yeux pour voir la Nordkette s’élever directement au-dessus des toits.
Ce contraste est ce qui rend Innsbruck si convaincante. On peut prendre le petit-déjeuner dans la vieille ville puis, peu après, enchaîner une séquence de stations de funiculaire et de téléphérique vers du terrain alpin d’altitude. L’itinéraire de la Nordkette part près de la vieille ville et continue vers le Top of Innsbruck en moins d’une demi-heure, faisant du trajet lui-même une composante de l’expérience du city break : d’abord urbain, puis pentes boisées, puis rocher, ciel et vues sur la vallée de l’Inn.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour, c’est la Nordkette. Les visiteurs qui veulent une version facile peuvent monter pour les vues et parcourir l’un des courts sentiers balisés autour des stations supérieures. Les randonneurs plus solides peuvent utiliser le système de remontées comme tremplin vers des itinéraires plus sérieux, tandis que grimpeurs et adeptes de via ferrata ont des options plus haut sur la montagne. L’important, c’est que l’on n’ait pas à sacrifier une journée entière pour rejoindre la montagne. La montagne est déjà là, en attente au-dessus de la ville.
Note pratique. L’accès à Innsbruck est excellent sans voiture, mais l’altitude change vite les conditions. Même quand la ville semble chaude, les stations supérieures peuvent être froides, ventées ou enneigées. Vérifiez le fonctionnement des remontées, la météo et les chaussures avant de traiter cela comme un simple belvédère urbain.
Grenoble, France
Idéal pour : une vraie ville de montagne avec une via ferrata urbaine.
Grenoble n’est pas une carte postale de station qui se ferait passer pour une ville. C’est une véritable ville, avec universités, tramways, musées, quartiers, cafés et une longue identité industrielle et scientifique. Elle se trouve aussi dans une cuvette de montagnes, entourée des massifs de la Chartreuse, du Vercors et de Belledonne.
Le premier geste classique, c’est la Bastille. Depuis le centre-ville, les fameuses bulles du téléphérique traversent l’Isère et grimpent jusqu’à la colline fortifiée au-dessus de la ville en quelques minutes seulement. Pour beaucoup de visiteurs, la vue à elle seule suffirait : Grenoble étalée sur le fond de vallée, les chaînes de montagne étagées dans toutes les directions, la rivière qui serpente en contrebas. Mais la Bastille est plus qu’un belvédère. C’est une zone de marche et de trail, une porte d’entrée vers la Chartreuse, et le lieu de l’une des expériences de plein air les plus distinctives d’Europe : une via ferrata urbaine.
C’est pourquoi Grenoble se classe si haut dans cette liste. La montagne ici n’est pas décorative. Elle façonne l’identité de la ville. On peut monter à pied depuis le centre, prendre le téléphérique, courir les sentiers de la Bastille, poursuivre vers des sentiers plus longs ou s’attaquer à la via ferrata si l’on en a l’expérience et l’équipement. Peu de villes rendent cette transition, du tramway au calcaire et à l’exposition, aussi rapide.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de monter en téléphérique, de parcourir les sentiers de la Bastille, puis de redescendre à pied vers la vieille ville. Pour une version plus aventureuse, la via ferrata donne à Grenoble des airs de capitale du plein air plutôt que de simple ville avec vue.
Note pratique. La Bastille est accessible, mais les montagnes environnantes sont de vraies montagnes. La via ferrata n’est pas une balade touristique décontractée et doit être traitée comme un vrai itinéraire équipé.
Bergen, Norvège
Idéal pour : fjord, forêt et montagne sans quitter la ville.
Bergen est une ville de montagne d’un autre genre qu’Innsbruck ou Grenoble. Elle n’est pas alpine dans le même sens, et ses sommets sont plus bas, plus doux et plus humides. Mais la combinaison de port, maisons en bois, pentes raides, sentiers forestiers et lumière de fjord en fait l’un des meilleurs city breaks d’Europe pour ceux qui veulent vie urbaine et évasion en plein air le même week-end.
L’itinéraire le plus célèbre est Fløyen. Le funiculaire Fløibanen part du centre de Bergen et grimpe jusqu’au Mont Fløyen en environ six minutes. Depuis le sommet, on peut regarder en arrière sur la ville, le port et les eaux environnantes, puis poursuivre sur un réseau de marches et de sentiers. Il y a des boucles courtes en famille, des itinéraires forestiers plus longs et des connexions vers des altitudes plus élevées pour les visiteurs qui veulent plus de distance.
Ce qui rend Bergen particulière, c’est la facilité de la transition. On peut être à Bryggen ou autour du marché aux poissons, puis se retrouver peu après en train de marcher au-dessus de la ville avec l’odeur de la forêt humide et de l’air marin autour de soi. La montagne est assez proche pour une évasion matinale rapide, une marche au coucher du soleil ou une randonnée d’une demi-journée avant de retourner en ville pour dîner.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de monter par le Fløibanen jusqu’à Fløyen, de parcourir l’une des boucles balisées depuis la station supérieure, puis de redescendre à pied ou de poursuivre plus loin dans les collines si la météo le permet. Les visiteurs qui veulent mériter la vue peuvent aussi monter à pied depuis le centre-ville, en comptant environ 45 minutes à une heure selon le rythme et les arrêts.
Note pratique. Bergen est célèbre pour son climat humide et la météo peut changer rapidement. Les couches imperméables comptent davantage ici que dans beaucoup de villes prétendument plus « montagneuses ». La récompense, c’est une ville où brume, pluie, forêt et port font tous partie de l’expérience.
Bolzano, Italie
Idéal pour : l’atmosphère des Dolomites sans la logistique de station.
Bolzano est l’une des réponses les plus élégantes à ce cahier des charges. C’est une vraie ville, avec des rues à arcades, des marchés, des musées, des influences italiennes et sud-tyroliennes, et une situation qui rend les Dolomites proches sans transformer tout le voyage en séjour de station de montagne.
Le lien de plein air le plus net est le téléphérique du Renon. Depuis Bolzano, il grimpe jusqu’à Soprabolzano sur le plateau du Renon/Ritten en environ 12 minutes, avec des départs réguliers dans la journée. Soudain, la ville cède la place à des pentes ouvertes, des villages, des itinéraires de marche, des vues de montagne et un tout autre rythme. Le téléphérique fonctionne fréquemment, ce qui fait moins ressembler le plateau à une excursion et davantage à un prolongement de la ville.
L’attrait de Bolzano n’est pas seulement l’altitude. C’est la texture. On peut passer de l’espresso et des arcades aux vignobles, sentiers de châtaigneraies, marches sur plateau et vues sur les Dolomites avec très peu de frictions. C’est plus doux qu’Innsbruck et moins spectaculaire que Grenoble, mais pour un court séjour combinant gastronomie, culture et air de montagne, difficile à battre.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de prendre le téléphérique du Renon jusqu’à Soprabolzano, puis d’utiliser le plateau pour une marche facile, un itinéraire de village en village ou une boucle centrée sur les belvédères. C’est particulièrement bon pour les voyageurs qui veulent paysages et air frais sans s’engager pour une vraie randonnée alpine.
Note pratique. Bolzano peut être très chaude en été, tandis que le plateau est plus frais et plus ouvert. C’est une bonne destination pour les intersaisons, en particulier au printemps et à l’automne, quand marche, gastronomie et paysage se conjuguent.
Annecy, France
Idéal pour : lac, vieille ville et crête de montagne en un week-end.
Annecy est plus petite et plus douce que certaines villes de cette liste, mais elle mérite sa place parce que la combinaison est si forte : canaux, vieilles rues, un lac lumineux, spots de baignade, marchés, routes de montagne, crêtes et belvédères. C’est l’un des lieux européens où il est le plus facile de comprendre l’attrait d’un city break avec la montagne rattachée.
Le choix de plein air dépend de votre ambition. Pour une évasion en montagne simple, le Semnoz est l’option évidente. On la décrit souvent comme la montagne locale d’Annecy, et elle offre vues ouvertes, alpages, sections forestières et sentiment d’espace au-dessus du lac. De l’autre côté du lac, les montagnes au-dessus de Talloires et le col de la Forclaz donnent un caractère plus dramatique, même si celles-ci demandent en général un peu plus d’organisation.
La force d’Annecy, c’est la variété. On peut passer une journée entière dans la vieille ville et autour du lac, puis consacrer la matinée suivante à une randonnée, une marche de crête, une sortie VTT ou un belvédère d’altitude. L’eau change aussi le caractère du voyage. Ce n’est pas seulement ville plus montagnes ; c’est ville plus lac plus montagnes, ce qui la rend particulièrement bonne pour l’été et le début d’automne.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est une demi-journée au Semnoz pour la marche et les vues sur les massifs environnants. Avec plus de temps et de transport, les montagnes en bord de lac offrent des options plus sauvages.
Note pratique. Annecy est très fréquentée, surtout en été. Pour un meilleur rythme, partez tôt pour la partie plein air de la journée, puis revenez au lac et à la vieille ville plus tard. Par temps chaud, le lac devient partie intégrante du plan de récupération.
Salzbourg, Autriche
Idéal pour : la culture d’abord, la montagne juste après.
Salzbourg est célèbre pour la musique, l’architecture baroque, les dômes d’églises, la forteresse et la Salzach, mais elle fonctionne aussi étonnamment bien comme city break de montagne. La ville en elle-même est assez belle pour justifier le voyage sans même la montagne. Le bonus, c’est que l’Untersberg s’élève à proximité, offrant à Salzbourg une évasion en plein air qui semble véritablement alpine.
Le téléphérique de l’Untersberg est la clé. La station de la vallée se trouve hors du centre historique, donc Salzbourg n’est pas aussi fluide qu’Innsbruck, mais l’accès global reste cohérent avec le concept. Une fois arrivé au téléphérique, la montée jusqu’à la station supérieure prend environ 8,5 minutes, et le terrain change vite. La ville et les lacs environnants s’ouvrent en contrebas, tandis que le plateau donne accès à la marche et à des itinéraires plus sérieux en montagne.
C’est une bonne destination pour les voyageurs qui veulent que le volet city break soit particulièrement fort. On peut consacrer une journée à Mozart, aux églises, aux jardins et aux cafés, puis réserver une matinée à l’Untersberg. La composante montagne n’écrase pas la ville ; elle l’aiguise. Salzbourg semble plus complète quand on la voit d’en haut.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de prendre le téléphérique de l’Untersberg, de marcher depuis la station supérieure vers l’un des belvédères accessibles, puis de revenir à temps pour un après-midi en ville.
Note pratique. La partie supérieure de l’Untersberg est un vrai terrain alpin. Météo, visibilité et neige peuvent affecter l’expérience, et certains itinéraires exigent un vrai jugement montagnard. Vérifiez le fonctionnement du téléphérique avant d’organiser votre journée autour.
Ljubljana, Slovénie
Idéal pour : un premier city break avec randonnée facile.
Ljubljana n’est pas une ville de montagne au sens dramatique d’Innsbruck ou de Grenoble. Son charme est plus discret : cafés en bord de rivière, ponts, colline du château, marchés, verdure, un centre détendu et une ambiance de capitale qui reste très maniable. Mais elle a sa place dans cet article parce qu’une bonne évasion en plein air est proche, simple et fait pleinement partie de la vie locale.
Le choix classique est Šmarna Gora, une colline au nord du centre qui fait office de randonnée courte favorite de Ljubljana. Ce n’est pas un sommet alpin élevé, mais elle offre exactement ce dont beaucoup de voyageurs en city break ont besoin : une montée maniable, sentiers forestiers, vues, une église sommitale et un lieu pour manger ou boire au sommet. Pour les visiteurs qui veulent combiner un week-end urbain avec une randonnée accessible, c’est idéal.
L’accès est légèrement moins immédiat qu’un funiculaire de centre-ville, ce qui en fait une inclusion plus souple. Il faut prévoir du temps pour rejoindre le départ, surtout en bus. Mais l’expérience globale reste conforme à l’esprit de l’article : on peut séjourner dans une capitale européenne et planifier une vraie matinée de marche avec vues avant de rentrer au centre pour le déjeuner.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est une randonnée matinale à Šmarna Gora, idéalement avant l’affluence, suivie d’un après-midi tranquille dans le centre de Ljubljana. Une fois au départ, un marcheur en bonne forme peut compter environ 30 à 40 minutes pour la montée, avec un temps supplémentaire s’il vient en bus depuis le centre-ville.
Note pratique. Comme la randonnée est courte et populaire, il est facile de la sous-estimer. Portez de vraies chaussures si le sentier est boueux, verglacé ou mouillé. C’est une colline aux normes alpines, mais reste une vraie montée.
Brașov, Roumanie
Idéal pour : des rues médiévales sous les Carpates.
Brașov semble taillée pour cet article. La vieille ville offre une architecture saxonne, des murailles défensives, la place du Conseil, l’Église noire et un centre historique compact. Juste au-dessus s’élève le Mont Tâmpa, un versant boisé des Carpates qui donne à la ville la sensation d’être physiquement plaquée contre la montagne.
Le geste de plein air le plus simple, c’est le Tâmpa lui-même. On peut monter à pied depuis un point proche du centre, en suivant des sentiers balisés à travers la forêt, ou utiliser le téléphérique quand il fonctionne. Au sommet, la fameuse enseigne de Brașov et les zones d’observation donnent une vision nette de la vieille ville en contrebas et du paysage montagneux environnant. Ce n’est pas une expérience de nature sauvage isolée, mais c’est précisément ce qui fonctionne : la montagne fait partie de la géographie quotidienne de la ville.
Brașov a aussi l’avantage de la profondeur. Si l’on reste plus longtemps, les Carpates voisines offrent des randonnées et excursions plus substantielles, y compris des gorges, forêts et itinéraires d’altitude. Mais pour le concept strict de cet article, le Tâmpa suffit. On peut sortir de la vieille ville et commencer à grimper.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de gravir le Tâmpa le matin, de profiter de la vue sur la vieille ville, puis de redescendre pour le déjeuner et un après-midi tranquille dans le centre historique. La marche jusqu’au sommet est communément décrite comme durant environ une heure, tandis que le téléphérique offre une alternative plus courte aux visiteurs qui veulent la vue sans la montée.
Note pratique. Les sentiers peuvent être glissants par temps humide ou hivernal, et les ours sont une considération réelle dans certaines parties de la montagne roumaine. Pour les marches centrales du Tâmpa, restez sur les itinéraires balisés et suivez les conseils locaux.
Sarajevo, Bosnie-Herzégovine
Idéal pour : histoire, atmosphère et un téléphérique de montagne.
Sarajevo est l’un des city breaks les plus puissants d’Europe : ruelles ottomanes, rues austro-hongroises, cafés, mosquées, églises, synagogues, musées, histoire de la guerre et un cadre de vallée qui rend les collines environnantes impossibles à ignorer. C’est aussi une ville où la montagne au-dessus a une résonance émotionnelle profonde.
Le téléphérique de Trebević relie la ville au Mont Trebević, historiquement l’une des zones d’excursion favorites des habitants de Sarajevo. Le trajet ne prend que quelques minutes, mais le changement d’atmosphère est significatif. La ville s’estompe, l’air se rafraîchit et la station supérieure donne accès à des pentes boisées, des belvédères et aux vestiges du paysage olympique de Sarajevo, y compris la zone de la piste de bobsleigh.
C’est l’une des inclusions les plus distinctives de l’article parce que la montagne n’est pas seulement panoramique. Elle porte la mémoire. Trebević a fait partie de la culture de loisirs de Sarajevo, puis de son traumatisme de guerre, et de nouveau aujourd’hui de sa vie publique. La visite peut être légère, avec vues et courte marche, ou plus réflexive, reliant le paysage à l’histoire récente de la ville.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de prendre le téléphérique jusqu’à Trebević, de parcourir la zone supérieure et les belvédères, et de prévoir assez de temps pour comprendre les couches olympique et de guerre de la montagne plutôt que de la traiter comme un simple belvédère.
Note pratique. Pour des marches plus longues sur Trebević, utilisez des informations locales actuelles et des itinéraires balisés. Le visiteur occasionnel doit clairement distinguer la zone accessible de la station supérieure des itinéraires de montagne plus ambitieux.
Trente, Italie
Idéal pour : une ville italienne compacte avec une évasion en téléphérique.
Trente est plus petite et moins célèbre que Bolzano, mais elle a un argument solide pour être incluse. Le centre offre façades peintes, une belle place de la cathédrale, bâtiments de la Renaissance, musées, cafés et un caractère distinctement trentin. Autour, la vallée de l’Adige se resserre entre des pentes raides, rendant la montagne proche depuis presque partout.
Le lien de plein air le plus facile est le téléphérique de Sardagna, qui monte de Trente jusqu’au village au-dessus de la ville en seulement quelques minutes. Le trajet est court, mais il donne un changement rapide de perspective : rivière, toits, vignobles, falaises et vallée qui s’ouvrent en contrebas. Depuis Sardagna et les pentes environnantes, les visiteurs peuvent se connecter à des belvédères et itinéraires de marche, tandis que le Monte Bondone offre un plus grand terrain de jeu de montagne à proximité pour ceux qui ont plus de temps.
Trente fonctionne mieux pour les voyageurs qui aiment les villes compactes et la logistique simple. Elle n’a peut-être pas le drame immédiat d’Innsbruck ou de Grenoble, mais elle a une ambiance calme et habitée et un excellent accès au paysage environnant.
Le meilleur temps fort en plein air pour un court séjour est de prendre le téléphérique de Sardagna pour les vues sur la ville et une courte marche au-dessus de la vallée, puis de retourner à Trente pour les musées, l’aperitivo et le dîner.
Note pratique. Le téléphérique de Sardagna est court et utile, mais ce n’est pas toute l’histoire de la montagne. Pour une plus grosse randonnée, planifiez au-delà de la station supérieure et vérifiez les options de transport ou d’itinéraire vers le Monte Bondone.
À envisager : Sofia et Tirana
Deux villes sont presque dans la liste principale et pourraient mériter un article séparé sur les Balkans ou l’Europe du sud-est.
Sofia possède l’un des arrière-plans montagneux les plus impressionnants de toutes les capitales européennes. Vitosha s’élève directement au sud de la ville, et il existe des liaisons en transports en commun vers les départs de sentiers et les zones de montagne. La raison pour laquelle Sofia est légèrement plus conditionnelle, c’est que le meilleur accès dépend fortement de l’itinéraire exact, du jour, de l’option de transport et du point de départ. C’est indéniablement une ville avec une montagne rattachée ; il faut simplement une formulation prudente si la promesse est « en moins de 30 minutes ».
Tirana est un autre cas intéressant. Le téléphérique Dajti Ekspres donne accès au Mont Dajti au-dessus de la capitale albanaise, avec vues en arrière sur la ville et vers la côte. C’est une expérience de plein air solide, mais le transfert jusqu’à la station inférieure du téléphérique en fait une entrée plutôt « à envisager » que l’un des exemples les plus nets.
Les deux villes seraient excellentes dans un article de suivi consacré aux capitales balkaniques et à l’accès à la montagne.
Presque : villes célèbres qui ne rentrent pas tout à fait dans le cadre
La rigueur de la règle importe. Sans elle, presque n’importe quelle ville européenne attrayante à portée de collines pourrait se qualifier.
Zurich offre un excellent accès aux lacs, aux forêts et aux préalpes, mais les expériences plus substantielles en montagne tendent à ressembler à des excursions plutôt qu’à des compléments immédiats de city break. Munich est une porte d’entrée classique vers les Alpes bavaroises, mais les meilleures journées en montagne demandent en général plus de trajet que cet article ne l’autorise. Turin a les Alpes à l’horizon, mais les expériences de montagne les plus fortes ne sont pas aussi étroitement connectées au centre qu’à Innsbruck ou Grenoble. Nice, Barcelone et Édimbourg ont toutes des qualités superbes en extérieur, mais elles penchent davantage vers la côte, les collines ou les évasions régionales que vers un vrai accès à la montagne au sens strict retenu ici.
Les exclure n’est pas une critique. C’est ce qui garde l’article utile. Ce n’est pas une liste de villes avec des montagnes quelque part à proximité. C’est une liste de villes où les montagnes peuvent réellement faire partie du même court séjour, de la même journée et parfois de la même matinée.
Comment choisir la bonne
Pour la version la plus nette du concept, choisissez Innsbruck. C’est la référence : centre-ville, funiculaire, téléphériques et haute montagne en une chaîne sans couture.
Pour une expérience française de ville-montagne, choisissez Grenoble si vous voulez un vrai environnement urbain avec une sérieuse identité outdoor, ou Annecy si vous voulez beauté, baignade en lac et rythme de vacances plus doux.
Pour une option nordique sans voiture, choisissez Bergen. La météo est moins prévisible, mais l’accès du port à la colline est exceptionnel.
Pour la gastronomie, l’architecture et l’atmosphère italienne de montagne, choisissez Bolzano ou Trente. Bolzano est plus forte pour l’ambiance des Dolomites ; Trente est plus tranquille et plus compacte.
Pour la culture d’abord et la montagne ensuite, choisissez Salzbourg. Elle donne l’un des grands city breaks historiques d’Europe avec une véritable évasion alpine à proximité.
Pour un premier city break avec randonnée facile, choisissez Ljubljana. Elle est détendue, accessible et idéale pour les voyageurs qui veulent un ajout doux en plein air plutôt qu’un week-end de montagne exigeant.
Pour quelque chose au caractère carpatique ou balkanique, choisissez Brașov ou Sarajevo. Brașov donne des rues médiévales sous des pentes boisées. Sarajevo donne l’histoire, l’atmosphère et l’un des voyages en téléphérique les plus significatifs d’Europe.
Réflexion finale
Les meilleurs city breaks de montagne ne font pas de l’outdoor un ajout optionnel. Ils laissent le paysage façonner le voyage. On remarque les montagnes en traversant une place, en commandant un café, en rentrant du dîner ou en regardant une rue perpendiculaire. Elles sont assez proches pour changer les projets.
C’est là le vrai attrait de ces villes. On peut faire son sac pour un city break, mais laisser une place aux chaussures de marche. On peut visiter musées et marchés, puis monter au-dessus des toits. On peut passer le week-end dans une ville sans jamais s’y sentir enfermé.
Dans ces villes européennes, la montagne n’est pas une destination séparée. Elle fait partie du bord de la ville.
Pour aller plus loin
| Ville | Montagne / itinéraire local | Accès depuis le centre |
|---|---|---|
| Innsbruck | Nordkette / Hafelekar | Funiculaire Hungerburgbahn + téléphériques Nordkettenbahnen |
| Grenoble | La Bastille (porte de la Chartreuse) | Téléphérique « Les Bulles » |
| Bergen | Mont Fløyen | Funiculaire Fløibanen |
| Bolzano | Plateau du Renon / Ritten | Téléphérique du Renon jusqu’à Soprabolzano |
| Annecy | Semnoz | Route / bus jusqu’à la zone sommitale |
| Salzbourg | Untersberg | Téléphérique Untersbergbahn depuis Grödig |
| Ljubljana | Šmarna Gora | Bus + courte marche jusqu’au départ |
| Brașov | Mont Tâmpa | Sentier depuis la vieille ville ou téléphérique du Tâmpa |
| Sarajevo | Mont Trebević | Téléphérique de Trebević depuis Bistrik |
| Trente | Sardagna / Monte Bondone | Téléphérique de Sardagna |