Aperçu de la région
Les Laurentides — hautes-terres ou montagnes Laurentiennes — forment la marge sud-est du Bouclier canadien, au nord des basses-terres du Saint-Laurent et de la vallée de l’Outaouais. Il s’agit d’une vieille chaîne précambrienne, profondément érodée, de gneiss et de granite, et non d’un jeune massif alpin. Les sommets sont arrondis, les versants sont densément boisés d’érables, de bouleaux jaunes, de pruches, de sapins baumiers et d’épinettes blanches, et le terrain alpin au sens européen est essentiellement absent. Dans la région administrative des Laurentides du Québec, les altitudes culminent au Pic Johannsen sur le massif du Mont Tremblant (932 m), avec le Mont Sir-Wilfrid / Montagne du Diable (783 m) et le Mont Kaaikop (838 m) comme principaux sommets secondaires. Le paysage se caractérise par de longs lacs dans des auges glaciaires (Monroe, Provost, Supérieur, Tremblant, Baskatong), de courtes crêtes à parois rocheuses (la Roche, la Corniche, Paroi de l’Aube), des rivières entaillant le socle rocheux (Rivière du Diable, Rivière Pimbina) et un réseau dense d’infrastructures de villégiature, de ski de randonnée et de raquette superposé au réseau estival de sentiers.
Les principaux pôles de randonnée sont le Parc national du Mont-Tremblant — le plus ancien parc national du Québec, créé en 1895 et couvrant aujourd’hui 1 510 km², géré par la SEPAQ —, le secteur de la Station Mont Tremblant et les parcs régionaux de la Montagne du Diable (Ferme-Neuve, Hautes-Laurentides) et du Poisson Blanc (Notre-Dame-du-Laus). De plus petits réseaux gérés par des bénévoles au Mont Kaaikop (Coopérative L’Interval, Sainte-Lucie-des-Laurentides), au Mont Sourire (Saint-Donat) et les Sentiers Accès-nature Laurentides comblent les altitudes inférieures. Les sentiers sont balisés en français ; l’accès aux parcs de la SEPAQ exige un droit d’accès quotidien payant.
La saison fiable de randonnée s’étend de la mi-mai aux basses altitudes et de fin mai à début juin sur les sommets du Mont-Tremblant et du Diable jusqu’à la mi-octobre, la période des couleurs de septembre à début octobre constituant la fenêtre la plus fréquentée de l’année. La neige et la glace peuvent s’attarder jusqu’en mai sur les versants nord au-dessus de 700 m et revenir en octobre. L’ours noir est présent dans toute la chaîne ; l’orignal est commun dans le Parc national du Mont-Tremblant et sur le plateau du Diable. Les chiens ne sont pas admis sur les sentiers pédestres du Parc national du Mont-Tremblant ni sur la plupart des sites de la SEPAQ ; les règles varient dans les parcs régionaux. La couverture cellulaire est inégale en dehors des vallées principales, et de nombreux points de départ en arrière-pays se trouvent au bout de chemins d’accès en gravier.
Les enjeux particuliers de sécurité sont limités par rapport aux chaînes de l’Ouest canadien. Il n’y a pas de terrain glaciaire, aucun passage d’escalade requis sur les objectifs de randonnée établis, et la majorité de la navigation se fait sans difficulté sur des sentiers balisés. Les principaux risques sont les orages estivaux sur les sommets exposés — notamment le Sommet du Mont Tremblant et la crête des quatre sommets de la Montagne du Diable —, les maladies transmises par les tiques dans la forêt de basse altitude à partir de la fin du printemps, et les insectes piqueurs (moustiques et mouches noires) de fin mai à début juillet.
Critères de sélection
Les cinq randonnées ont été choisies pour couvrir les signatures paysagères les plus importantes des Laurentides en tant que région de randonnée à la journée et pour s’étendre géographiquement du front sud de Saint-Donat jusqu’à Ferme-Neuve, au nord. Elles couvrent une boucle emblématique de lacs et de falaises dans le secteur le plus fréquenté du Parc national du Mont-Tremblant (La Roche, La Coulée et La Corniche) ; un long itinéraire forêt-sommet vers le plus haut sommet des montagnes Laurentiennes (Pic Johannsen / Le Toit-des-Laurentides) ; une ascension rocheuse et exigeante vers le sommet le plus célèbre de la chaîne depuis la base de la station (Sommet du Mont Tremblant par Le Grand Brûlé et Les Caps) ; la longue crête des quatre sommets du deuxième plus haut massif de la région des Laurentides (Boucle des Sommets, Montagne du Diable / Mont Sir-Wilfrid) ; et un panorama sommital compact géré par des bénévoles sur le front sud des Laurentides (Mont Kaaikop). Ensemble, elles couvrent les paysages de sommet, de belvédère en bord de falaise, de bassin lacustre, de vallée entaillée par une rivière et de réservoir nordique sans dédoubler aucun caractère.
Plusieurs autres itinéraires largement répertoriés ont été envisagés puis écartés. Les marches vers la Chute du Diable et les Chutes Croches dans le secteur de La Diable sont courtes — moins de 2 km aller-retour — et fonctionnent comme compléments plutôt que comme randonnées essentielles à la journée. La Boucle du Centenaire / Sentier du Centenaire est une solide alternative à La Roche et pourrait être substituée dans un catalogue plus long. La boucle Wild Cherry – Katimavik – Sommet du Parc régional du Poisson Blanc est pittoresque, mais le caractère du parc est dominé par la navigation sur réservoir et le camping sur îles plutôt que par la randonnée, et l’accès exige un trajet plus long depuis le corridor Mont-Tremblant. Le Mont Sourire est une courte randonnée populaire (environ 2 km) à Saint-Donat mais reste trop court pour ancrer une entrée essentielle.
Tableau récapitulatif
| No | Randonnée | Pays | Type d’itinéraire | Distance | Dénivelé + | Altitude max. | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Boucle La Roche, La Coulée et La Corniche | Canada | Boucle | env. 8,2–8,7 km | env. 370 m | env. 575 m | Modérée |
| 2 | Le Toit-des-Laurentides / Pic Johannsen | Canada | Aller-retour | env. 14–16 km | env. 580–720 m | env. 932 m | Exigeante |
| 3 | Sommet du Mont Tremblant par Le Grand Brûlé et Les Caps | Canada | Boucle | env. 5,6–7 km | env. 640 m | env. 875 m | Exigeante |
| 4 | Boucle des Sommets — Montagne du Diable | Canada | Boucle | env. 17–21 km | env. 700–800 m | env. 783 m | Exigeante |
| 5 | Mont Kaaikop | Canada | Boucle | env. 6,5–9,8 km | env. 340–450 m | env. 838 m | Modérée à exigeante |
1. Boucle La Roche, La Coulée et La Corniche
Fiche technique
Itinéraire
Depuis le stationnement partagé La Roche / La Corniche dans le secteur de La Diable, la boucle se parcourt le plus souvent dans le sens antihoraire, en empruntant d’abord La Corniche. Le sentier monte régulièrement sur un large tracé bien profilé à travers une forêt mixte feuillue-conifère, atteignant le sommet de la falaise de La Corniche en environ 1,5 km. Le belvédère surplombe directement la large vallée glaciaire de la Rivière du Diable et le Lac Monroe, avec le massif du Mont Tremblant à l’horizon ouest. Depuis La Corniche, le sentier descend brièvement, puis bifurque sur La Coulée — un singletrack plus étroit, parsemé de racines et de roches, qui traverse de petits cours d’eau et gagne un modeste dénivelé à travers la forêt avant de rejoindre le sentier de La Roche. Une courte montée sur La Roche conduit à une seconde butte rocheuse légèrement plus élevée offrant un angle différent sur le bassin lacustre et une ligne de vue plus dégagée vers le nord, le long de la vallée du Diable. La descente sur La Roche suit un large sentier en lacets jusqu’au point de départ.
Pourquoi cette randonnée est essentielle
Cette boucle est la randonnée de type sommet la plus parcourue du Parc national du Mont-Tremblant et l’introduction de référence à la combinaison emblématique de lacs glaciaires, de vallées entaillées par les rivières et de crêtes à parois du Bouclier qui caractérise le parc. C’est le sentier le mieux noté du parc sur les grandes bases de données (note communautaire AllTrails 4,6 sur plus de 2 000 avis) et il est régulièrement recommandé par la SEPAQ, Tourisme Mont-Tremblant et les publications de randonnée québécoises comme la courte randonnée définitoire du secteur de La Diable.
Équipement
- Équipement de randonnée standard : chaussures ou bottes de randonnée, couche imperméable, couche chaude, eau, nourriture, protection solaire, carte
- Chasse-moustiques — les moustiques et mouches noires sont denses en juin et début juillet
- Protection contre les tiques au printemps et en début d’été
- Bâtons de marche utiles à la descente
- Microcrampons seulement en cas de boucle hors saison avec belvédères verglacés
Dangers et remarques
- Les rebords de falaise à La Corniche et à La Roche ne sont pas clôturés ; rester à l’écart du bord par temps humide ou verglacé.
- Le sentier est fréquenté les fins de semaine d’été et de couleurs ; les visites en semaine sont nettement plus calmes.
- Les chiens ne sont pas admis sur les sentiers pédestres du Parc national du Mont-Tremblant.
- Un droit d’accès quotidien SEPAQ est exigé ; le secteur de La Diable utilise le permis standard du parc Mont-Tremblant.
- Habitat de l’ours noir ; transporter la nourriture dans un sac fermé et rapporter tous les déchets alimentaires.
- Le camping n’est autorisé qu’aux sites désignés de la SEPAQ et requiert une réservation préalable.
Itinéraires et cartes
| Source | URL |
|---|---|
| SEPAQ — Tableau des sentiers du Mont-Tremblant | sepaq.com |
| SEPAQ — Guide du visiteur du Mont-Tremblant (PDF) | sepaq.com |
| AllTrails — Boucle Roche, Coulée et Corniche | alltrails.com |
| OpenStreetMap — secteur La Roche / La Corniche | openstreetmap.org |
Liens externes
- SEPAQ — Parc national du Mont-Tremblant, randonnée pédestre
- Versant plein air — Boucle La Roche, La Coulée et La Corniche
- Adventure Report — La Coulée (La Roche et La Corniche)
- Wikipédia — Parc national du Mont-Tremblant
2. Le Toit-des-Laurentides / Pic Johannsen
Fiche technique
Itinéraire
Depuis le stationnement du Centenaire dans le secteur de La Diable, l’itinéraire suit le sentier du Toit-des-Laurentides — littéralement « Toit des Laurentides » — sur environ 7 km jusqu’au sommet du Pic Johannsen. Le premier kilomètre est doux, traversant une forêt mixte près de la Rivière du Diable, avant que le sentier ne rejoigne la boucle du Centenaire et commence à grimper. Après la jonction de la boucle, le sentier du Toit-des-Laurentides s’élève en pente régulière, gagnant l’essentiel de ses 580 à 720 m de dénivelé sur 5 à 6 km soutenus sur un singletrack rugueux fait de socle rocheux, de racines apparentes et de sections boueuses persistantes. La forêt passe progressivement de l’érablière à bouleau jaune et hêtre au sapin baumier et à l’épinette à mesure que l’altitude augmente. La zone sommitale est large et largement boisée ; une petite clairière abrite une plaque commémorative du 100e anniversaire du réseau des parcs nationaux du Québec, avec des vues s’ouvrant au nord et à l’est sur la vallée du Diable vers le Pic Pangman, The Edge et le Pic White (sommet de la station Mont Tremblant). Une extension balisée atteint le Pic Pangman et la crête reliant le sommet de la station. La plupart des marcheurs reviennent par le même itinéraire ; combiner la descente avec la boucle du Centenaire est une option populaire qui ajoute 2 à 3 km mais évite de refaire la partie inférieure du sentier.
Pourquoi cette randonnée est essentielle
Le Pic Johannsen est le plus haut sommet des montagnes Laurentiennes à 932 m et le point culminant géographique du massif du Mont Tremblant. Le sentier du Toit-des-Laurentides est le seul itinéraire de randonnée hors station vers ce sommet, et l’atteindre depuis le côté SEPAQ constitue l’objectif de point haut emblématique de la région. Le pic porte le nom d’Herman « Jackrabbit » Smith-Johannsen, pionnier norvégo-canadien du ski de fond qui a ouvert nombre des sentiers de ski des Laurentides au début du XXe siècle et qui demeure une figure culturelle majeure de l’histoire du plein air de la région.
Équipement
- Équipement de randonnée en montagne : bottes solides à bon maintien de la cheville, bâtons de marche fortement recommandés, couches imperméables et chaudes
- 2 à 3 L d’eau — les sources fiables sur la partie supérieure du sentier sont limitées en plein été
- Carte et GPS ; le sentier est balisé mais les sections hautes traversent des crêtes interconnectées
- Chasse-moustiques — moustiques et mouches noires nombreux jusqu’au début juillet
- Protection solaire
- Frontale pour les départs en fin de saison ; la lumière du jour décline rapidement à 932 m en octobre
Dangers et remarques
- Longue montée soutenue sur sentier rugueux ; la descente est dure pour les genoux.
- La boue printanière est persistante et le sentier peut rester humide jusqu’à fin juin.
- Habitat de l’ours noir et de l’orignal ; faire du bruit, surtout tôt le matin et au crépuscule.
- Les chiens ne sont pas admis dans le Parc national du Mont-Tremblant.
- Un droit d’accès quotidien SEPAQ est exigé.
- La couverture cellulaire est intermittente dans le secteur de La Diable.
- Les plaques de neige de début de saison peuvent persister sur la partie supérieure du sentier et ralentir la progression.
Itinéraires et cartes
| Source | URL |
|---|---|
| Trailforks — Le Toit-des-Laurentides | trailforks.com |
| Trailforks — Le Centenaire | trailforks.com |
| AllTrails — Pic Johannsen par le Toit des Laurentides | alltrails.com |
| OpenStreetMap — secteur de La Diable | openstreetmap.org |
Liens externes
- PeakVisor — Pic Johannsen
- Adventure Report — Toit-des-Laurentides
- Au-delà du paysage — Randonnée au Pic Johannsen par le sentier Toit-des-Laurentides
- Au-delà du paysage — Sur la boucle du Centenaire
3. Sommet du Mont Tremblant par Le Grand Brûlé et Les Caps
Fiche technique
Itinéraire
Depuis le pied de la télécabine de Tremblant, à la base du village piétonnier, le sentier Le Grand Brûlé (sentier C du réseau Tremblant) gravit la face sud de la montagne à travers la forêt mixte. Les premiers kilomètres suivent un sentier ponctué de roches et de racines, longeant plusieurs courtes cascades, avec de fréquentes traversées de pistes de ski alpin actives. La pente est implacable dès le départ, gagnant l’essentiel des quelque 640 m de dénivelé sur environ 3 km. La forêt s’éclaircit à mesure que le sentier traverse des affleurements granitiques exposés et des coupes ouvertes de pistes près du haut de la montagne ; la signalisation indique la jonction avec Les Caps pour l’option de descente. L’itinéraire débouche au Sommet des Laurentides — sommet de la station avec le bâtiment d’observation Le Grand Manitou, une terrasse panoramique, un kiosque alimentaire saisonnier et des vues à l’est sur le Lac Tremblant et à l’ouest sur la vallée du Diable jusqu’au Pic Johannsen. La descente standard suit Les Caps (sentier D) jusqu’au village ; les marcheurs peuvent aussi redescendre par la télécabine de Tremblant ou le Cabriolet pendant leurs périodes d’exploitation (les horaires des remontées doivent être vérifiés à l’avance).
Pourquoi cette randonnée est essentielle
Le Mont Tremblant est la montagne la plus internationalement reconnue de l’est du Canada, l’éponyme de tout le massif et de la station de ski, et le sommet phare de la région des Laurentides. La boucle Grand Brûlé / Les Caps est le seul itinéraire pédestre balisé vers le sommet de la station et combine une ascension du Bouclier réellement exigeante avec le centre culturel de la scène régionale de la randonnée. Le nom algonquin weskarini de la montagne — Manitonga Soutana, librement « montagne tremblante » ou « montagne des esprits » — est la source du toponyme français et de la couche la plus profonde de l’identité randonnée de la région.
Équipement
- Bottes solides à bonne accroche ; la roche est polie par le passage et glissante par temps humide
- Bâtons de marche fortement recommandés à la descente
- Couches imperméables et chaudes ; le sommet est nettement plus frais et plus exposé que le village
- 2 L d’eau
- Protection solaire sur les sections ouvertes des pistes de ski
- Sac léger ; le sommet offre une restauration en saison d’exploitation mais n’est pas toujours pourvu
- Optionnel : billet de remontée pour descente à sens unique en télécabine, en vente à la base du village en saison d’exploitation
Dangers et remarques
- La partie inférieure du sentier traverse plusieurs pistes de ski actives et chemins de service ; en début ou fin de saison, certains tracés sont modifiés pour des travaux d’entretien.
- Le Grand Brûlé est l’un des sentiers balisés les plus physiquement exigeants de la station et est classé losange noir par Tremblant.ca.
- Le sentier rocheux est glissant par temps humide ; les orages d’après-midi peuvent provoquer un ruissellement rapide en surface.
- Les horaires de la télécabine et du Cabriolet varient selon la saison et la météo ; ne pas s’engager dans une descente assistée par remontée sans avoir confirmé les heures d’exploitation en vigueur.
- Les chiens ne sont pas admis sur les sentiers Grand Brûlé / Les Caps pendant la saison estivale de randonnée.
- Sentier géré par la station ; aucun permis SEPAQ requis, mais le stationnement au village est payant.
Itinéraires et cartes
| Source | URL |
|---|---|
| Tremblant.ca — Sentiers de randonnée (sentier C, sentier D) | tremblant.ca |
| AllTrails — Sommet du Mont Tremblant par Le Grand Brûlé et Les Caps | alltrails.com |
| Hiking Project — Sentier Grand Brûlé | hikingproject.com |
| OpenStreetMap — secteur de la station Mont Tremblant | openstreetmap.org |
Liens externes
- Adventure Report — The Grand-Brûlé Trail at Mont Tremblant Village
- Tremblant Living — The Ultimate Mont-Tremblant Hiking Guide
- Wikipédia — Station Mont Tremblant
- Wikipédia — Mont Tremblant
4. Boucle des Sommets — Montagne du Diable (Mont Sir-Wilfrid)
Fiche technique
Itinéraire
Depuis l’accueil du Village des Bâtisseurs sur la rive du Lac de la Montagne, l’itinéraire suit le Sentier des Sommets en montée sur un singletrack profilé. Les premiers 4 à 5 km montent régulièrement à travers une forêt mixte mature jusqu’à atteindre la crête sommitale à l’extrémité ouest du massif, avec le premier grand belvédère à la Paroi de l’Aube (740 m). Le sentier suit ensuite la crête vers l’est, avec de fréquentes petites descentes et remontées reliant les sommets du Garde-Feu (756 m), du Belzébuth (749 m) et enfin du Sommet du Diable / Mont Sir-Wilfrid (783 m), deuxième plus haut sommet de la région administrative des Laurentides. Les belvédères regardent vers l’ouest et le sud sur le réservoir Baskatong et la baie Windigo ; par temps clair, la vallée de la rivière du Lièvre est visible à l’est. La Boucle des Sommets standard redescend des sommets orientaux jusqu’au Lac de la Montagne pour un aller-retour de 17 km. La traversée complète des quatre sommets sur 21,2 km ajoute la continuation vers l’est en direction du Belvédère et des sentiers du Lac Windigo avant de boucler ; cette variante plus longue est l’inscription standard sur les sites régionaux de randonnée.
Pourquoi cette randonnée est essentielle
La Montagne du Diable (Mont Sir-Wilfrid) est le deuxième plus haut sommet de la région des Laurentides et la pièce maîtresse du réseau de randonnée des Hautes-Laurentides. La Boucle des Sommets traverse les quatre sommets nommés en une seule longue boucle, offrant la plus longue marche soutenue sur crête de la région et la seule traversée multi-sommets faisable à la journée dans les Laurentides. L’histoire culturelle de la montagne — son nom Windigo / Diable issu de la mythologie algonquine, et son nom politique de Mont Sir-Wilfrid en hommage à l’ancien premier ministre Wilfrid Laurier — confère à l’itinéraire un poids à la fois paysager et historique. Le parc est largement reconnu par Rando Québec, Québec Plein Air et Tourisme Hautes-Laurentides comme la longue randonnée à la journée emblématique du nord des Laurentides.
Équipement
- Équipement de randonnée en montagne : bottes solides, bâtons de marche, couches imperméables et chaudes
- 3 L d’eau, nourriture énergétique pour une journée complète
- Frontale — la traversée complète de 21 km peut se prolonger tard ; le parc offre du camping sommital au besoin
- Carte et GPS ; le parc fournit une carte numérique Ondago (Parc Montagne du Diable Randonnée et raquette)
- Chasse-moustiques en juin et début juillet
- Stockage de la nourriture à l’épreuve des ours
- Optionnel : réservation de refuge auprès du parc (Refuge Sud ou Camping des Sommets) pour les groupes étalant l’itinéraire sur deux jours
Dangers et remarques
- Longue journée cumulative ; de nombreux groupes sous-estiment l’effort et terminent à la nuit.
- Plusieurs courtes marches rocheuses raides sur la crête ; non techniques mais glissantes par temps humide.
- Les orages d’après-midi peuvent surprendre sur la crête sommitale exposée.
- Habitat de l’ours noir ; l’orignal est présent dans les basses terres environnantes.
- Les chiens sont admis en laisse sur les sentiers pédestres du parc ; les règles en vigueur sont à vérifier.
- Un droit d’accès au parc est exigé ; le parc est ouvert à l’année mais la boucle des Sommets se parcourt en été et en automne.
- Le Sentier des Sommets se poursuit sur 31,8 km jusqu’à la baie Windigo ; ne pas confondre la boucle journalière avec la traversée linéaire plus longue.
Itinéraires et cartes
| Source | URL |
|---|---|
| Parc Montagne du Diable — Cartes des sentiers | parcmontagnedudiable.com |
| Ondago — Parc Montagne du Diable Randonnée et raquette | igloocreations.com |
| AllTrails — Parc régional Montagne du Diable | alltrails.com |
| Balise Québec — Boucle des Sommets (PDF) | baliseqc.ca |
Liens externes
- Parc Montagne du Diable — Les sommets
- Québec plein air — Parc régional Montagne du Diable
- Dan en bottines — Paroi de l’Aube, Garde-Feu, Belzébuth et Diable
- Wikipédia — Mont Sir-Wilfrid
5. Mont Kaaikop
Fiche technique
Itinéraire
Depuis la base de la Coopérative L’Interval, au pied de la montagne, les marcheurs s’inscrivent à l’accueil — les sentiers traversent les terres de la coopérative et une petite contribution volontaire d’accès est demandée. L’ascension la plus directe suit le sentier 7, qui grimpe raide sur environ 1,8 km à travers une érablière à bouleau jaune ancienne, avec des sections de socle rocheux exposé, gagnant environ 340 m. La clairière sommitale est petite mais ouverte, avec un panorama à 360 degrés qui embrasse le Mont Tremblant au nord-ouest, la Montagne Noire au sud, le Mont Ouareau au sud-est et, par temps exceptionnellement clair, la silhouette de Montréal. La boucle complète combinant les sentiers 1, 3, 4, 5, 6 et 7 emprunte un itinéraire plus long passant par l’érablière et autour du Lac Legault avant d’atteindre le sommet ; elle couvre environ 9,8 km avec environ 450 m de dénivelé cumulé et offre une introduction plus complète à la mosaïque forestière de la montagne. Les descentes utilisent couramment une combinaison de sentiers différente pour éviter de refaire la section supérieure raide.
Pourquoi cette randonnée est essentielle
Le Mont Kaaikop est le deuxième plus haut sommet de la région des Laurentides à 838 m et le panorama de haute altitude le plus accessible du sud des Laurentides. Le réseau de sentiers est géré par les bénévoles de la coopérative L’Interval et protège l’une des plus grandes étendues d’érablière mature encore debout sur le front sud des Laurentides. Le sommet est largement cité par les publications québécoises de randonnée, Tourisme Laurentides et la presse locale comme l’une des randonnées-belvédères définitoires de la chaîne ; le panorama sommital à 360 degrés est l’analogue le plus proche, dans la région, d’une véritable expérience de sommet alpin.
Équipement
- Équipement de randonnée standard : chaussures ou bottes de randonnée, couche imperméable, couche chaude, eau, nourriture, protection solaire, carte
- Bâtons de marche utiles à l’ascension directe raide et à la section rocheuse supérieure
- Chasse-moustiques — moustiques et mouches noires en juin et début juillet
- Protection contre les tiques au printemps et en début d’été
- Petite contribution d’accès à la coopérative L’Interval ; le tarif en vigueur est à vérifier à l’accueil
Dangers et remarques
- Surface du sentier rocheuse et parsemée de racines ; glissante par temps humide.
- Réseau entretenu par des bénévoles avec une signalisation en français ; le système numéroté de sentiers (1 à 7) s’interprète au mieux avec la carte L’Interval prise à l’accueil.
- Habitat de l’ours noir.
- Les chiens ne sont pas admis sur les sentiers de L’Interval ; les règles de la coopérative en vigueur sont à vérifier.
- Le sommet est ouvert et exposé ; les orages d’après-midi se développent rapidement en plein été.
- Pas de couverture cellulaire sur la partie supérieure de la montagne.
Itinéraires et cartes
| Source | URL |
|---|---|
| Coopérative L’Interval — Sentier du Mont Kaaikop | msldl.ca |
| AllTrails — Sentier du Mont Kaaikop (sentier principal) | alltrails.com |
| AllTrails — Mont Kaaikop par les Sentiers 1-3-4-5-6 et 7 | alltrails.com |
| AllTrails — Sentier Mont Kaaikop et Tour du Lac | alltrails.com |
Liens externes
- Au-delà du paysage — Randonnée au Mont Kaaikop dans les Laurentides
- Cnotremonde — Mont Kaaikop, deuxième sommet des Laurentides
- IntervalCoop — Randonnée au Mont Kaaikop
- Wikipédia — Mont Kaaikop
Liens externes
- SEPAQ — Parc national du Mont-Tremblant
- Tremblant.ca — Sentiers de randonnée (station)
- Tourisme Mont-Tremblant — Randonnée
- Parc Montagne du Diable
- Parc régional du Poisson Blanc — Randonnée
- Tourisme Laurentides — Randonnée pédestre
- Québec Plein Air — Sentiers pédestres, Laurentides
- PeakVisor — chaîne des Laurentides
- Wikipédia — Parc national du Mont-Tremblant
- Wikipédia — Parc régional Montagne-du-Diable