Par 78 degrés nord, le ski n’est que la moitié de l’histoire. L’autre moitié consiste à apprendre à se déplacer dans un paysage de glaciers, de banquise, d’ours polaires et de jour continu au printemps.
Le Svalbard commence là où s’arrête un séjour au ski ordinaire. Longyearbyen a un aéroport, d’excellents hôtels et assez de restaurants pour rendre l’arrivée facile. Passé les dernières maisons, il n’y a ni vallées de stations reliées, ni routes de montagne, ni réseau de remontées. Il y a des glaciers, des plateaux sans arbres et des sommets isolés qui se dressent au-dessus des fjords. Un itinéraire peut démarrer à pied depuis la ville, après un transfert en motoneige, depuis une cabane isolée, ou en sortant d’un Zodiac au pied d’une face sans nom.
Cette combinaison fait du Svalbard l’un des grands voyages à skis du monde. Elle en fait aussi un mauvais endroit pour l’improvisation. L’évaluation du risque d’avalanche y côtoie le sauvetage en crevasse, la protection contre l’ours polaire, les systèmes de grand froid, la communication satellite et une réglementation environnementale mouvante. La consigne de Visit Svalbard est sans ambiguïté : les visiteurs qui sortent de Longyearbyen devraient faire appel à un guide professionnel local.
La récompense n’est pas seulement l’éloignement. C’est la sensation de skier à travers un paysage arctique complet : monter sous un soleil rose et bas en mars, virer face à l’eau salée en mai, observer les fronts glaciaires depuis un voilier et découvrir que minuit est aussi lumineux que l’après-midi.
- Pourquoi le Svalbard est si bon pour le ski de randonnée
- Les principaux secteurs en un coup d’œil
- 1. L’arrière-cour de Longyearbyen — le meilleur premier goût
- 2. Le Nordenskiöld Land — traversées, cabanes et pulkas
- 3. L’Isfjorden et l’Oscar II Land — la patrie naturelle du ski et voile
- 4. Prins Karls Forland et la côte nord-ouest
- 5. L’Atomfjella et le Newtontoppen — une expédition, pas une sortie à la journée
- Quand y aller
- Qui guide le ski de randonnée au Svalbard
- Les dangers qui rendent le Svalbard différent
- À qui s’adresse le ski de randonnée au Svalbard ?
- S’y rendre et bien préparer
Pourquoi le Svalbard est si bon pour le ski de randonnée
Le premier atout est l’espace. L’essentiel de la randonnée reste concentré autour de Longyearbyen, laissant au-delà un archipel de montagnes et de glaciers. Même les objectifs locaux familiers paraissent déserts selon les critères alpins. Sur les voyages en bateau, le skipper et les guides peuvent rejoindre de nuit un fjord entièrement différent.
Le deuxième est le terrain. Le Svalbard est sans arbres : rien n’y interrompt l’échelle ni n’accroche un ski. De larges approches glaciaires mènent à des arêtes, des combes et des couloirs ; les montagnes côtières peuvent offrir en descente la quasi-totalité de leur hauteur. La présentation officielle de Visit Norway décrit une saison principale de février à mai, certains programmes ski et voile se prolongeant jusqu’au début de juin.
Le troisième est la lumière. Mars s’ouvre sur de longues ombres bleues et une vraie nuit. À partir du 20 avril environ, le soleil ne se couche plus. L’office de tourisme local appelle la période du 1er mars au 16 mai le « Sunny Winter » : toujours une saison de neige et de glace, mais qui passe du crépuscule au jour permanent en sept semaines. Inutile de courir après le coucher du soleil sur une longue course en mai, même si température, vent et rythme de transformation de la neige dictent encore les heures utiles.
Enfin, il existe plusieurs façons réellement différentes de voyager :
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Randonnée à la journée depuis Longyearbyen : chausser les peaux en lisière de ville ou faire un court transfert en véhicule vers les vallées proches.
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Randonnée assistée par motoneige : emprunter les itinéraires motorisés autorisés pour atteindre un départ lointain, puis continuer à skis. L’opérateur doit organiser cela dans le cadre des règles d’accès en vigueur.
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Ski et voile : vivre à bord d’un petit navire et utiliser un Zodiac ou la lisière de la banquise côtière pour entamer chaque jour une nouvelle course de la mer au sommet.
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Expéditions en cabane ou sous tente : tirer une pulka à travers le Nordenskiöld Land ou installer une base reculée pour plusieurs journées de randonnée.
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Expéditions en haut Arctique : traverser les glaciers pendant une semaine ou plus dans l’Atomfjella, où le sommet n’est qu’un objectif parmi la météo, la distance et l’autonomie.
Les principaux secteurs en un coup d’œil
| Secteur | Idéal pour | Fenêtre habituelle | Accès habituel |
|---|---|---|---|
| Longyearbyen, Adventdalen et vallées voisines | Première visite, journées guidées, souplesse par mauvais temps | Février–mai | À skis, transfert routier ou transfert autorisé en motoneige |
| Nordenskiöld Land | Traversées en pulka, randonnée depuis une cabane, savoir-faire d’expédition | Mars–mai | Skis et pulka, souvent avec un transfert en motoneige au départ ou à l’arrivée |
| Isfjorden et Oscar II Land | Le ski et voile classique, approches glaciaires et descentes du sommet à la mer | Fin avril–mai | Bateau d’expédition et Zodiac |
| Forlandsundet et Prins Karls Forland | Montagnes côtières reculées et randonnée exploratoire | Mai–début juin | Voilier ski et voile |
| Nord-ouest du Spitzberg | Paysages du Kongsfjorden, du Krossfjorden et du Magdalenefjorden | Mai–début juin | Bateau d’expédition ; les débarquements dépendent de la glace et de la réglementation |
| Atomfjella et Newtontoppen | Une expédition à skis engagée en haut Arctique | Avril–mai | Long transfert en motoneige, puis skis, pulkas et tentes |
1. L’arrière-cour de Longyearbyen — le meilleur premier goût
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Longyearbyen est la base évidente d’un premier voyage au Svalbard. On y trouve des vols réguliers, de la location de matériel, des compagnies de guides et un accès immédiat au terrain de montagne. La localité ne compte qu’une quarantaine de kilomètres de route, et aucune ne la relie aux autres communautés du Svalbard : la carte paraît immense presque dès que les maisons disparaissent.
Le Trollsteinen est la course locale phare. L’itinéraire part près de Nybyen, monte dans un terrain morainique, traverse le Larsbreen et atteint le rocher sommital caractéristique vers 850 mètres. Svalbard Wildlife Expeditions décrit sa sortie au programme comme quatre à cinq kilomètres jusqu’au sommet, environ 650 mètres de dénivelé et à peu près six heures. C’est l’une des courses les plus populaires de l’archipel, mais pas une sortie d’initiation sur piste : l’entreprise exige une bonne condition physique, une maîtrise du hors-piste et, idéalement, une expérience préalable de la randonnée. Son itinéraire Trollsteinen actuel est utile comme mesure de la journée, pas comme description d’itinéraire autonome.
D’autres noms reviennent autour de la ville. Le Nordenskiöldfjellet se propose comme objectif guidé en privé. Fardalen, Mälardalen et Todalen offrent un choix plus large et l’accès à d’autres orientations. Leur proximité ne les rend pas sûrs par défaut. En mars 2026, le gouverneur a explicitement cité des accidents d’avalanche à Fardalen, à Mälardalen et à Fritham dans le Todalen en écartant le public du terrain raide et des zones d’arrêt par danger marqué. Cet avis corrige utilement l’idée d’une « arrière-cour » inoffensive.
Une journée guidée à Longyearbyen est la bonne ouverture, même pour des visiteurs expérimentés. Elle permet à un guide local d’évaluer votre ski, d’expliquer le manteau neigeux du moment et de répéter les procédures ours polaire avant un itinéraire plus long. C’est aussi le format le plus simple à annuler ou à réorienter quand le vent décape une face et en charge une autre.
2. Le Nordenskiöld Land — traversées, cabanes et pulkas
Au sud et à l’ouest de Longyearbyen, le Nordenskiöld Land transforme le ski de randonnée en voyage. Plutôt que de gravir un sommet et de rentrer au même hôtel, un groupe peut traverser de larges vallées et des glaciers avec une pulka, dormir sous tente ou utiliser un lodge isolé comme base pour les sommets alentour.
C’est là que le ski du Svalbard recoupe le métier de l’expédition polaire. La distance journalière compte autant que le dénivelé. Routines de camp, gestion du réchaud, contrôle de l’humidité et tour de garde ours polaire deviennent partie intégrante de l’itinéraire. Les skis peuvent être des skis nordiques d’expédition sur une traversée, du matériel de randonnée alpine pour les journées de sommet, ou un compromis soigneusement pesé.
Poli Arctici inscrit à son programme actuel une traversée du Nordenskiöld Land de sept jours, de la randonnée alpine depuis des cabanes et des séjours plus courts en lodge. Svalbard Wildlife Expeditions propose un camp de trois jours qui débute par le Trollsteinen et se poursuit par des courses choisies depuis le camp selon les conditions. Ce sont des programmes fondamentalement souples. Une liste de sommets imprimée ne devrait jamais compter davantage qu’un terrain sûr, la sécurité du camp ou la capacité du groupe à rester au chaud.
Pour un bon skieur de station qui découvre le voyage hivernal de plusieurs jours, un lodge ou un camp assisté est une bien meilleure introduction qu’une traversée en autonomie. Pour un campeur d’hiver expérimenté, la traversée peut être l’événement principal, même si très peu du voyage ressemble à du ski de descente classique.
3. L’Isfjorden et l’Oscar II Land — la patrie naturelle du ski et voile
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L’Isfjorden est le grand ordonnateur géographique de l’ouest du Spitzberg. Longyearbyen se trouve dans son bras sud ; au nord du fjord principal, glaciers et montagnes entaillent l’Oscar II Land. Un bateau transforme ce littoral découpé d’obstacle en itinéraire.
Trygghamna, sous l’Alkhornet et les montagnes environnantes, est un premier mouillage courant. Plus au nord, le St. Jonsfjorden s’enfonce entre longs glaciers et arêtes. L’Esmarkbreen et les montagnes autour du Trollheimen ouvrent d’autres possibilités. Svalbard Wildlife Expeditions indique que son programme ski et voile actuel explore surtout l’Isfjorden et ses fjords latéraux, le St. Jonsfjorden et le Forlandet restant possibles quand les conditions le permettent.
Les mots décisifs sont quand les conditions le permettent. Il n’existe pas de haute route figée. Le capitaine considère la banquise, la houle, le vent, le mouillage et l’accès au débarquement ; le guide de montagne considère le manteau neigeux, la visibilité, l’itinéraire glaciaire et le groupe de skieurs. Un excellent plan du matin peut devenir impossible avant même la mise à l’eau du Zodiac. Ce n’est pas un défaut du ski et voile, mais sa discipline fondatrice.
Quand le système fonctionne, l’expérience est extraordinaire. On se réveille dans une baie calme, on gagne la terre avec les skis, on monte depuis le niveau de la mer et on redescend vers le bateau. Le dîner est servi pendant que le navire rejoint le fjord suivant. Les bagages restent dans la cabine, et pourtant le terrain change chaque jour.
4. Prins Karls Forland et la côte nord-ouest
Le Forlandsundet sépare le Spitzberg de la longue île montagneuse de Prins Karls Forland. Plus au nord, le Kongsfjorden, le Krossfjorden et le Magdalenefjorden forment l’une des séquences côtières les plus spectaculaires du Svalbard. Ces noms figurent dans les ambitions ski et voile de fin de printemps parce qu’ils associent montagnes englacées, longue lumière et accès par bateau.
Il faut les comprendre comme des zones d’opération, pas comme des escales garanties. Arctic Guides décrit sa croisière à skis comme un déplacement le long de la côte ouest entre 77 et 80 degrés nord, avec trois guides IFMGA pour douze clients au maximum. Le choix de l’itinéraire reste ouvert tant que l’équipe ne connaît pas la glace, la météo et la neige. Cette souplesse compte particulièrement dans le nord-ouest, où un débarquement bloqué ou exposé au vent peut déplacer la course du jour vers un autre fjord.
Les règles des aires protégées comptent ici. Pour le tourisme organisé dans de nombreuses aires protégées, les débarquements sont limités à des sites cartographiés et doivent se faire avec un guide disposant des connaissances environnementales requises. Les bateaux ne peuvent pas briser la banquise côtière. Les consignes de voyage en vigueur et les règles de circulation motorisée du gouverneur priment sur un vieux topo, un itinéraire de blog ou la navigation de l’an dernier.
Pour le skieur, la côte nord-ouest est la version la plus pure de l’attrait du Svalbard : pas de remontée, pas de route, aucune raison d’attendre une trace et aucune certitude que la montagne admirée au petit-déjeuner sera celle du jour.
5. L’Atomfjella et le Newtontoppen — une expédition, pas une sortie à la journée
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L’Atomfjella, dans le nord-est du Spitzberg, rassemble les montagnes les plus hautes et les plus alpines du Svalbard. Le Newtontoppen atteint 1 713 mètres. Son altitude est modeste face aux Alpes, mais l’altitude est ici la mesure la moins importante. L’approche traverse un immense intérieur englacé, sans route, sans réseau de refuges et sans évacuation rapide.
L’expédition au Newtontoppen actuelle de Hurtigruten Svalbard donne l’échelle concrète : treize jours, environ 140 kilomètres à skis, dix nuits sous tente et un transfert en motoneige d’environ 110 kilomètres jusqu’au départ sur le Lomonosovfonna. Les participants tirent des pulkas et se partagent le tour de garde ours polaire obligatoire. Le sommet peut s’atteindre à skis ou à pied, mais la météo et l’état du groupe commandent le programme.
Poli Arctici propose également du ski de randonnée alpin dans l’Atomfjella. Dans l’un ou l’autre format, c’est réservé à des gens qui connaissent déjà le camping hivernal, les longues journées glaciaires et la différence psychologique entre être fatigué près d’un hôtel et être fatigué à plusieurs jours de la dernière route.
Le Newtontoppen est un bel objectif. La meilleure raison d’y aller reste la traversée de l’Atomfjella.
Quand y aller
Février apporte une vraie ambiance d’hiver, de la neige froide et assez de lumière revenue pour la randonnée locale, mais les journées restent courtes et le manteau neigeux peut être mince et structurellement fragile. Le mois convient surtout à des journées basées à Longyearbyen plutôt qu’à un programme ambitieux en bateau.
De mars à la mi-avril, c’est la période terrestre la plus polyvalente. La lumière gagne vite, les accès hivernaux sont bien établis et il reste assez d’obscurité pour les aurores. Plaques à vent et couches fragiles persistantes peuvent rester sérieuses tout au long de cette période.
Fin avril et mai sont les mois d’expédition emblématiques. Le soleil de minuit arrive vers le 20 avril, les longues courses deviennent plus faciles à caler et les bateaux ski et voile commencent à naviguer. La neige peut prendre un caractère printanier aux expositions ensoleillées, tandis que les pentes à l’ombre et le haut intérieur peuvent conserver des problèmes hivernaux.
De fin mai à début juin, c’est surtout une proposition ski et voile. Le guide national officiel indique que la saison peut s’étendre jusqu’au 10 juin environ, mais le ski continu jusqu’au niveau de la mer devient moins fiable et la meilleure zone dépend beaucoup de la latitude, de l’exposition et de l’enneigement de l’année. La contrepartie, c’est la lumière permanente et un accès en bateau qui s’améliore.
Qui guide le ski de randonnée au Svalbard
Le Svalbard compte des opérateurs locaux ainsi que des sociétés spécialisées IFMGA qui font venir des guides pour les semaines ski et voile. L’offre change d’une saison à l’autre : prenez la liste ci-dessous comme point de départ et faites confirmer le guide nommé pour le départ concerné.
| Opérateur | Réputé pour | Ce qui est vérifiable aujourd’hui |
|---|---|---|
| Svalbard Wildlife Expeditions | Journées Trollsteinen au programme, guidage privé, camps de ski et ski et voile | Basé à Longyearbyen ; groupes privés jusqu’à six personnes ; matériel d’avalanche exigé ; guide et équipement de sécurité ours polaire inclus |
| Backyard Svalbard | Sorties privées à la journée, courts voyages en pulka et expéditions ski et voile | Visit Svalbard le présente comme un spécialiste local du ski de randonnée employant des guides diplômés |
| Poli Arctici | Traversées du Nordenskiöld Land, séjours en cabane et Atomfjella | Opérateur de Longyearbyen fondé en 1999 ; son équipe compte le guide UIAGM Giovanni Poli, auteur de Ski Touring in Svalbard |
| Hurtigruten Svalbard | Longues expéditions assistées, comme le Newtontoppen et Ny-Ålesund | Publie une logistique d’expédition détaillée et inclut guides expérimentés, matériel collectif et assurance recherche et secours |
| Arctic Guides | Croisière à skis dédiée sur la côte ouest | Affirme que tous ses guides de ski sont diplômés IFMGA et formés à l’ours polaire ; trois guides pour douze clients au maximum sur la croisière publiée |
| Mountain Guide Travel | Ski et voile en petit groupe | Emploie un guide IFMGA jusqu’à six clients et un second guide au-delà, huit clients étant répartis en deux groupes de ski |
Le diplôme IFMGA est le titre internationalement transposable le plus solide pour le ski-alpinisme raide et la progression glaciaire. Il ne prouve pas à lui seul une connaissance à jour des systèmes propres au Svalbard : ours polaires, banquise, réglementation environnementale. À l’inverse, un guide de terrain expérimenté au Svalbard peut exceller dans le voyage arctique sans détenir le statut IFMGA. Le guide principal idéal pour une randonnée technique réunit les deux compétences, ou travaille dans une équipe qui les couvre clairement.
Avant de verser un acompte, demandez :
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Qui encadrera réellement le groupe de ski, et quelles qualifications à jour en ski-alpinisme, avalanche et glacier cette personne détient-elle ?
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Combien de clients skieront avec chaque guide ? L’effectif annoncé de l’expédition est-il divisé en groupes indépendants en montagne ?
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Qui gère la garde et les moyens de dissuasion contre l’ours polaire, et y a-t-il un guide polaire distinct ?
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Quel matériel glaciaire est emporté, et chaque client portera-t-il un baudrier là où des crevasses sont possibles ?
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Quels matériels d’avalanche, quel équipement de ski, quel abri de secours, quelle communication satellite et quelle assurance secours sont inclus ?
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En ski et voile, comment les décisions se partagent-elles entre le skipper, le chef d’expédition et les guides de montagne ?
Une nouvelle réglementation de sécurité sur le terrain est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Les entreprises de tourisme organisé doivent désormais détenir un permis du gouverneur et une assurance partout au Svalbard. À compter du 1er juillet 2027, les activités touristiques et de terrain organisées hors des zones habitées devront recourir à des guides du Svalbard agréés. Le gouverneur tient à jour la page des demandes et exigences relatives aux guides ainsi que les informations sur l’agrément des guides.
Les dangers qui rendent le Svalbard différent
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Avalanches
Le Svalbard développe couramment des couches fragiles persistantes pendant de longues périodes froides et sèches. Le vent redistribue ensuite une quantité limitée de neige en plaques dures et épaisses et en corniches énormes. Une pente peut sembler décapée alors que le couloir voisin est dangereusement chargé.
L’application et le site Varsom, gratuits, fournissent prévisions régionales, observations, cartes topographiques, ombrage des pentes par inclinaison et zones d’arrêt modélisées. En 2026, les bulletins couvraient le Nordenskiöld Land, le Svalbard Ouest et le Svalbard Est. Les régions de prévision sont vastes ; le bulletin est un cadre de planification, pas un verdict sur une pente donnée.
Chaque personne qui évolue en terrain d’avalanche a besoin d’un DVA, d’une pelle et d’une sonde, et de savoir mener un sauvetage entre compagnons. Les consignes aux membres du conseil du tourisme du Svalbard exigent ce matériel et une évaluation continue du risque d’avalanche pour le hors-piste raide organisé.
Ours polaires
Quiconque circule hors des localités doit emporter des moyens adaptés pour effrayer un ours polaire ; le gouverneur recommande en outre une arme à feu. La formulation compte : la carabine est recommandée, elle ne remplace ni l’évitement, ni la détection précoce, ni l’usage compétent des moyens de dissuasion. Porter une arme sans formation peut ajouter du risque.
Les règles en vigueur interdisent de déranger, d’attirer ou de poursuivre inutilement un ours polaire. La distance minimale est de 300 mètres, portée à 500 mètres entre le 1er mars et le 30 juin. Si un ours est rencontré de près, l’obligation normale est de se retirer. Consultez les consignes du gouverneur sur les ours polaires et les armes avant de partir. Les armes chargées sont interdites à l’intérieur de la zone habitée de Longyearbyen.
Glaciers, banquise et débarquements
Les glaciers couverts de neige peuvent cacher des crevasses, et un itinéraire glaciaire familier en été n’est pas automatiquement sûr au printemps. Le choix de la corde, l’espacement et le matériel de sauvetage doivent figurer explicitement dans le plan du guide. La banquise est mouvante et peut se détacher de la côte ; aucun sommet ne vaut un retour incertain sur la glace.
Sur les voyages ski et voile, le débarquement lui-même peut être le passage clé de la journée. La houle, la glace côtière, un front glaciaire, la faune ou les règles d’aire protégée peuvent fermer la plage retenue. Les clients doivent accepter une autre montagne, ou aucun débarquement du tout.
Météo, communication et secours
Le refroidissement éolien, le jour blanc et les changements de temps brusques rendent les petits problèmes coûteux. Emportez assez d’isolation pour rester immobile, plus masque, gants de rechange, moyens de navigation, matériel de réparation, un abri collectif et une communication d’urgence fiable. La couverture mobile disparaît vite hors de Longyearbyen.
Si un visiteur voyage à titre privé hors de la zone de déplacement définie, les règles de 2026 imposent une demande au gouverneur au moins quatre semaines avant le départ, une assurance recherche et secours ou transport médical, un équipement de communication bidirectionnelle et un rapport après voyage. Les participants d’un voyage organisé ne déposent pas cette demande eux-mêmes ; l’opérateur porte la responsabilité réglementaire. Les consignes actuelles d’enregistrement des voyages expliquent les limites de zone et les zones d’assurance.
À qui s’adresse le ski de randonnée au Svalbard ?
Le Svalbard est excellent pour un randonneur intermédiaire ou confirmé qui sait déjà virer avec contrôle dans une neige variable et vierge et utiliser efficacement les peaux. Il est encore meilleur pour qui apprécie l’expédition autour du ski : les bateaux, les systèmes de camp, les veilles animalières, les plans qui changent et les longues approches.
Ce n’est pas l’endroit idéal pour apprendre ses premières conversions ou pour reprendre après des années sans hors-piste. Il n’existe aucun repli en station, et le froid amplifie les petits soucis de matériel. Un débutant peut tout de même goûter au paysage lors d’une journée de ski nordique guidée ou d’une sortie tranquille en vallée, puis progresser vers la randonnée alpine ailleurs.
Pour une première visite, choisissez l’un de ces deux formats :
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Cinq à sept nuits à Longyearbyen, avec une journée guidée en privé ou en petit groupe en début de séjour et deux ou trois journées de ski souples. C’est la meilleure façon de combiner le Trollsteinen ou un autre sommet local avec des solutions de repli météo et le temps de comprendre le Svalbard.
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Une semaine ski et voile de sept ou huit nuits en mai, en arrivant à Longyearbyen au moins un jour à l’avance. Cela convient aux randonneurs expérimentés qui tiennent plus à l’exploration qu’aux sommets nommés et se sentent à l’aise pour skier une neige variable plusieurs jours de suite.
N’ajoutez une traversée du Nordenskiöld Land ou l’Atomfjella qu’après avoir décidé que l’expédition est l’attrait, et non le simple prix à payer pour atteindre un sommet.
S’y rendre et bien préparer
Longyearbyen se rejoint par vols réguliers depuis Oslo et Tromsø. Visit Svalbard indique environ trois heures depuis Oslo et une heure et demie depuis Tromsø, avec davantage de départs pendant la pointe de mars à août. Le Svalbard est hors de l’espace Schengen : tous les voyageurs ont besoin d’un passeport valide ou d’une carte nationale d’identité acceptée ; ceux qui relèvent d’un visa Schengen peuvent avoir besoin d’une autorisation de double entrée. La page officielle de voyage donne les détails à jour.
Arrivez au moins un jour avant un embarquement ou une longue expédition. Sans quoi une perturbation météo ou un bagage égaré peut mettre fin au voyage avant qu’il commence, et des chaussures de randonnée sont difficiles à remplacer au dernier moment, même dans une ville arctique bien équipée. Vérifiez si le matériel d’avalanche, le baudrier, le casque et les couteaux à ski sont inclus ; des chaussures de randonnée de location sont l’élément qu’il est le plus déconseillé de ne pas essayer à l’avance.
Surtout, souscrivez une assurance qui couvre explicitement le Svalbard, le ski de randonnée hors-piste, la latitude prévue, la recherche et le sauvetage, l’évacuation médicale et le coût total du voyage. Une assurance voyage européenne standard peut exclure le voyage ou le secours en Arctique. Les activités locales organisées incluent une couverture recherche et secours au niveau de l’opérateur, mais ce n’est pas la même chose qu’une assurance voyage et annulation personnelle complète.
La plus belle journée à skis du Svalbard peut se terminer au sommet dans une lumière de minuit parfaite. Elle peut aussi se terminer par une descente prudente sur une épaule basse, parce que le vent a fermé le fjord et que le manteau neigeux a rejeté le plan initial. Les deux issues appartiennent au lieu. Le luxe n’est pas la certitude. C’est d’avoir une équipe compétente, une base mobile et assez de paysage arctique pour choisir judicieusement.
Note de la rédaction : ceci est une vue d’ensemble d’une destination, pas une description d’itinéraire. La neige, la banquise, l’état des glaciers, les règles environnementales, les calendriers des opérateurs et l’affectation des guides changent. Consultez Varsom, le gouverneur du Svalbard, Visit Svalbard et le guide nommé juste avant de partir.















