L’Islande ne promet pas de la poudreuse sans fond. Elle offre plus rare : du ski de l’océan au sommet, des volcans glaciaires et un paysage où changer de plan fait partie du plan.
Par un matin clair de printemps dans le nord de l’Islande, la logique du pays devient lisible d’un coup. Une route file devant un port de pêche. La neige remplit les ravines au-dessus. Derrière la crête, il y a une autre vallée, puis un autre fjord, et finalement la mer du Groenland. Chaussez les peaux près de l’eau et, quelques heures plus tard, les bateaux en contrebas ressemblent à des marques blanches sur du verre bleu.
Voilà la sortie islandaise par excellence : compacte en altitude, immense en atmosphère. La plupart des sommets célèbres sont plus bas que leurs équivalents alpins, mais beaucoup d’ascensions commencent près du niveau de la mer : des journées de 1 000 à 1 500 mètres de dénivelé sont donc parfaitement réelles. Le terrain est dépourvu d’arbres et se lit de loin. Les descentes peuvent s’achever au bord de l’océan, devant une ferme, près d’une piscine de village ou d’un bateau qui attend.
L’Islande est aussi plus variée que la photographie classique de la Tröllaskagi ne le laisse croire. On y trouve sommets côtiers arrondis, montagnes tabulaires de basalte, couloirs étroits, volcans couverts de glace, traversées de calottes glaciaires en refuge et sous tente, et voyages appuyés sur un voilier jusqu’à des fjords sans route. L’attrait ne tient pas seulement à la neige. Il tient à l’association du ski avec les villages de pêcheurs, l’eau géothermique, la longue lumière printanière et une culture de montagne encore assez petite pour rester personnelle.
- Pourquoi l’Islande est si bonne pour le ski de randonnée
- Les meilleures régions en un coup d’œil
- 1. Tröllaskagi — le centre du ski de randonnée islandais
- 2. Ísafjörður, Jökulfirðir et Hornstrandir — le pays du ski-and-sail
- 3. Les Fjords de l’Est — la côte de randonnée la plus tranquille d’Islande
- 4. Snæfellsnes et Snæfellsjökull — la journée volcan classique
- 5. Volcans du Sud et grandes calottes — ski-alpinisme et voyage d’expédition
- Qui encadre le ski de randonnée en Islande ?
- Sécurité : la couverture des bulletins d’avalanche est limitée
- Préparer un premier séjour à skis en Islande
Pourquoi l’Islande est si bonne pour le ski de randonnée
Le premier avantage, c’est du relief sans longues approches. Dans la Tröllaskagi, les Fjords de l’Ouest et ceux de l’Est, les montagnes s’élèvent directement au-dessus des vallées habitées et de l’eau salée. Les groupes motorisés voient souvent plusieurs sorties possibles avant le petit-déjeuner et peuvent changer de fjord quand le vent ou les nuages gâchent le premier choix.
Le deuxième, c’est un terrain visible. L’Islande n’a presque pas de forêt de montagne pour masquer les zones de départ, les zones d’arrêt ou la forme d’une descente. De larges combes conviennent aux randonneurs intermédiaires en bonnes conditions, tandis que ravines, couloirs et arêtes sommitales offrent aux skieurs-alpinistes expérimentés de quoi s’occuper sérieusement. Sans arbres ne veut pas dire simple : un whiteout peut effacer chaque repère, et un plateau lisse peut alimenter une avalanche jusque dans la seule sortie commode.
Le troisième, c’est le calendrier de printemps. La grande saison nationale de randonnée s’étend de février à mai. Mars donne en général le meilleur compromis entre neige d’hiver et lumière utile dans le Nord et l’Est. Avril apporte des journées plus longues et davantage d’occasions de neige transformée. Mai est le mois vedette pour le ski appuyé sur un bateau à Hornstrandir et pour certains objectifs élevés ou orientés nord. Ce sont les conditions, pas la date, qui décident de ce qui est skiable.
Enfin, l’Islande permet plusieurs types de voyage réellement différents :
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Randonnée depuis la route : séjourner à Dalvík, Ólafsfjörður, Siglufjörður, Ísafjörður, Eskifjörður ou dans un autre village de fjord et rouler chaque matin vers la meilleure orientation.
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Semaines en lodge : combiner guidage en petit groupe, repas, appui matériel et randonnée quotidienne depuis une base unique.
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Ski-and-sail : utiliser un voilier comme refuge flottant dans les Jökulfirðir et à Hornstrandir, sans route, ou le long de la côte nord.
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Une journée de volcan glaciaire : monter et skier le Snæfellsjökull, l’Eyjafjallajökull ou l’un des grands sommets de l’Öræfajökull avec le matériel et les compétences du terrain crevassé.
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Une expédition sur calotte : traverser le Vatnajökull en skis nordiques d’expédition en tirant une pulka. C’est du voyage hivernal plutôt qu’une semaine de randonnée alpine axée sur la descente.
Ce que l’Islande n’offre pas, c’est la certitude. Les tempêtes maritimes peuvent apporter poudreuse, pluie, croûte dure travaillée par le vent et croûte cassante dans la même semaine. Les meilleurs séjours islandais se construisent autour de plusieurs plans, pas d’une ligne trophée.
Les meilleures régions en un coup d’œil
| Région | Idéal pour | Fenêtre principale | Bases utiles |
|---|---|---|---|
| Tröllaskagi | Le classique islandais : grand choix, terrain du sommet à la mer et guidage établi | Février–mai ; mars–avril est la fenêtre tous terrains | Dalvík, Ólafsfjörður, Siglufjörður, Akureyri |
| Ísafjörður, Jökulfirðir et Hornstrandir | Sommets tabulaires, fjords sans route, ski-and-sail et expéditions en lodge | Mars–mai ; les programmes en bateau se concentrent sur avril–mai | Ísafjörður, lodge de Kvíar ou voilier |
| Fjords de l’Est | Villages de pêcheurs tranquilles, faces ouvertes, couloirs et randonnée exploratoire depuis la route | Février–avril, parfois jusqu’en mai | Eskifjörður, Seyðisfjörður, Neskaupstaður, Egilsstaðir |
| Snæfellsnes et Snæfellsjökull | Un volcan glaciaire spectaculaire à la journée, au-dessus de l’Atlantique | Février–mai, parfois janvier–juin selon les conditions | Arnarstapi, Hellnar, Grundarfjörður, Reykjavík |
| Volcans du Sud et grandes calottes | Hauts sommets glaciaires et ski d’expédition | Du printemps au début de l’été, selon l’objectif | Côte sud, Skaftafell/Öræfi, Reykjavík |
1. Tröllaskagi — le centre du ski de randonnée islandais
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La Tröllaskagi, péninsule des Trolls, occupe le nord entre le Skagafjörður et l’Eyjafjörður. Ses vallées profondément entaillées, ses petits glaciers et sa concentration dense de sommets de 1 000 à 1 500 mètres en font la région de randonnée la plus établie du pays. Bergmenn Mountain Guides évoque des descentes atteignant environ 1 500 mètres de dénivelé, et ce chiffre explique l’attrait : les montagnes ne sont pas exceptionnellement hautes, mais beaucoup de descentes en utilisent presque chaque mètre.
Les styles de randonnée vont des larges têtes de vallée aux couloirs raides et aux combes glaciaires d’altitude. Certaines journées finissent sur une route ; d’autres se planifient d’un fjord au suivant. La péninsule est traversée de routes et de tunnels reliant Dalvík, Ólafsfjörður et Siglufjörður : un guide motorisé peut donc réagir à la direction du vent, à la visibilité et au problème avalancheux du jour.
Dalvík et les fermes le long de l’Eyjafjörður conviennent aux programmes en lodge. Ólafsfjörður se trouve au centre d’un anneau de terrain immédiat. Siglufjörður associe un beau port de pêche à l’accès au nord de la péninsule et au Fljót. Akureyri est la porte d’entrée pratique, avec la plus large gamme de services et son propre domaine de Hlíðarfjall, mais mieux vaut en général dormir plus près du terrain après l’arrivée.
Mars est le mois le plus sûr à choisir pour une première visite : la lumière est revenue, l’enneigement hivernal est en général installé et une chance raisonnable de neige froide subsiste. Avril offre des journées plus longues et un meilleur cycle de regel. Mai peut être superbe en altitude et sur les faces nord, mais la continuité de la neige plus bas devient moins fiable.
Qui guide ici : Bergmenn est le spécialiste le plus connu, avec ses lodges de Karlsá et Klængshóll et une équipe titulaire de qualifications IFMGA, ACMG et AMGA. Son fondateur Jökull Bergmann a obtenu sa certification IFMGA via l’ACMG. Sóti Summits propose des semaines en lodge en petit groupe depuis le Fljót et choisit chaque journée en fonction de la météo, de la neige et du niveau du groupe. L’héliski est aussi très présent ici, mais c’est un produit distinct : demandez si le forfait est entièrement à la force des peaux, assisté par hélicoptère ou mécanisé.
2. Ísafjörður, Jökulfirðir et Hornstrandir — le pays du ski-and-sail
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Les Fjords de l’Ouest remplacent les sommets alpins pointus par des plateaux basaltiques en couches. Vues d’en bas, les montagnes peuvent paraître émoussées. À skis, leurs cirques, rampes et couloirs dessinent des lignes élégantes au-dessus d’une eau profonde, souvent avec plusieurs descentes possibles depuis le même large sommet.
Ísafjörður est le centre naturel pour un séjour motorisé. De courts trajets rejoignent les vallées autour de l’Ísafjarðardjúp, tandis que le petit domaine de Tungudalur offre un repli plus facile quand les conditions le permettent. Les fjords habités se prêtent à la randonnée à la journée, mais le voyage emblématique de la région se situe plus au nord.
Hornstrandir et les Jökulfirðir n’ont aucune route. Au printemps, un voilier ou une vedette devient à la fois véhicule d’accès, réserve à matériel et refuge par mauvais temps — le même schéma qui définit le ski-and-sail en Norvège et au Svalbard. Un groupe peut monter depuis une rive, descendre dans un autre fjord et retrouver le bateau. Le programme Glacier Fjords de Bergmenn annonce 800 à 1 600 mètres de dénivelé positif quotidien sur des montagnes tabulaires et en terrain de couloir. Borea Adventures s’appuie sur sa base de Kvíar et ses bateaux pour des voyages à skis organisés localement ; ses consignes indiquent qu’avril et mai apportent en général des périodes calmes plus longues, tout en reconnaissant que les tempêtes atlantiques peuvent encore interrompre le programme un jour ou deux.
Ce n’est pas une escapade en ferry improvisée sans encadrement. Les bateaux d’été ordinaires n’assurent pas de service ski en hiver, les débarquements dépendent de l’état de la mer et les communications sont limitées. Un opérateur a besoin à la fois d’un plan de montagne sûr et d’un plan maritime crédible. Les comprimés contre le mal de mer peuvent être aussi utiles que les couteaux à ski.
Hornstrandir est par ailleurs une réserve naturelle protégée. Les consignes aux visiteurs de l’Agence islandaise de l’environnement imposent de déclarer son programme de voyage pour les visites entre le 15 avril et le 15 juin, quand le sol et la végétation sont particulièrement fragiles. Suivez les règles en vigueur de débarquement, de déchets et d’accès fournies par l’opérateur.
Qui guide ici : Borea Adventures est basé à Ísafjörður et animé par des marins, grimpeurs et skieurs locaux. Bergmenn propose à Hornstrandir des programmes en lodge comme en voilier. Dans les deux cas, demandez qui seront le guide de ski nommé et le skipper, quelles qualifications chacun détient et comment les décisions se répartissent quand mer et montagne pointent vers des plans différents.
3. Les Fjords de l’Est — la côte de randonnée la plus tranquille d’Islande
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L’est de l’Islande est l’alternative pour les skieurs qui aiment la découverte plus qu’une liste célèbre. Les fjords y entaillent un haut plateau entre Borgarfjörður Eystri et la côte sud-est. Il en résulte un mélange de larges faces, de vallées suspendues et de couloirs au-dessus de petits ports de pêche.
Le guide régional de Visit Austurland désigne Borgarfjörður Eystri comme un favori du hors-piste et met en avant l’Oddsskarð, entre Eskifjörður et Neskaupstaður, cœur de ce qu’on appelle les Alpes de l’Est islandais. Stafdalur, près de Seyðisfjörður, et l’ancien terrain de ski d’Oddsskarð sont des repères géographiques utiles, mais la randonnée s’étend bien au-delà des remontées.
Eskifjörður est une base particulièrement efficace, car plusieurs fjords et cols se trouvent à courte distance en voiture. Le programme des Fjords de l’Est de Bergmenn s’appuie sur Mjóeyri, près du bourg, et décrit des montagnes tabulaires offrant à la fois faces ouvertes et couloirs, avec en général 800 à 1 600 mètres de montée par jour. Seyðisfjörður possède la halte culturelle la plus marquante, tandis que Neskaupstaður et Borgarfjörður Eystri paraissent plus à l’écart.
Les Fjords de l’Est reçoivent moins de groupes internationaux que la Tröllaskagi. Cela fait partie de leur charme, mais ne prouve pas que le terrain soit plus facile. Les routes traversent des couloirs d’avalanche, les nuages peuvent boucher les cols et les moyens de secours sont dispersés sur une longue côte. Un plan souple, appuyé sur un véhicule, est indispensable.
Qui guide ici : Bergmenn propose la semaine de ski de randonnée dédiée la plus clairement établie. D’autres guides islandais peuvent organiser la région en privé ; vérifiez que la personne désignée détient des qualifications à jour en guidage de ski et en avalanche, ainsi qu’une véritable expérience des Fjords de l’Est.
4. Snæfellsnes et Snæfellsjökull — la journée volcan classique
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Le Snæfellsjökull est l’objectif à skis le plus autonome d’Islande : un volcan coiffé de glace de 1 446 mètres au bout d’une péninsule étroite, avec l’océan sur trois côtés. Par temps clair, la vue du sommet porte sur le Breiðafjörður et le Faxaflói. À la descente, le glacier blanc cède la place à la lave noire, puis à la côte.
La journée de ski habituelle démarre près d’Arnarstapi et prend environ 1 000 mètres, selon l’endroit où la limite pluie-neige permet d’engager la montée. Le programme Snæfellsjökull d’Asgard Beyond estime trois à quatre heures jusqu’au sommet et cinq à six heures pour la sortie complète. Il annonce une possibilité large de janvier à juin, tout en notant que la fenêtre habituelle de randonnée dans le sud-ouest islandais va de février à mai.
Ne prenez pas un cône volcanique lisse pour une piste. Le Snæfellsjökull est un terrain glaciaire crevassé. La visibilité peut s’effondrer, le vent peut rendre la partie haute impraticable et un départ tardif peut transformer des conditions de montée fermes en neige mouillée plus bas. Corde, baudrier, matériel de sauvetage en crevasse, couteaux à ski, crampons ou piolet peuvent être pertinents selon l’itinéraire et la journée.
La péninsule fonctionne mieux comme fenêtre météo de deux ou trois jours que comme course au sommet à date fixe. Si le volcan est bouché, marches côtières, champs de lave, Kirkjufell et villages de pêcheurs justifient toujours le déplacement. Plus près de Reykjavík, des objectifs plus modestes comme le Móskarðshnúkar peuvent offrir une journée d’initiation quand la neige atteint les montagnes de la région capitale.
Qui guide ici : Asgard Beyond propose le Snæfellsjökull, le Móskarðshnúkar et de la randonnée volcanique en privé. Son équipe dirigeante comprend les guides IFMGA Róbert Halldórsson et Jón Heiðar, ainsi que Garðar Hrafn, guide de ski ACMG et guide de montagne AIMG. Confirmez quel guide est affecté au départ réel.
5. Volcans du Sud et grandes calottes — ski-alpinisme et voyage d’expédition
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Le sud de l’Islande abrite les plus gros objectifs du pays, mais ce ne sont pas de simples versions agrandies d’une journée en Tröllaskagi. L’Eyjafjallajökull et l’Öræfajökull impliquent progression glaciaire, longue exposition à la météo et accès complexe. Le Hvannadalshnúkur, point culminant islandais à 2 110 mètres, et le Sveinstindur voisin, 2 044 mètres, exigent une bonne condition physique, un travail de corde efficace et une excellente prévision.
Ces sommets sont les plus réalistes au printemps et au début de l’été, quand le manteau neigeux peut porter et que la lumière abonde. Une journée réussie peut livrer une descente extraordinaire vers l’Atlantique ; une journée ratée peut se terminer par un long portage, une retraite en whiteout ou une annulation météo. Cette incertitude fait partie de l’entreprise.
Le Vatnajökull propose une autre forme de ski. L’expédition Vatnajökull d’Icelandic Mountain Guides couvre environ 110 à 130 kilomètres en neuf jours, en skis nordiques et avec pulkas, sous tente, avec une halte au refuge géothermiquement chauffé de Grímsfjall. C’est un voyage de type polaire à travers une calotte glaciaire, pas des vacances de ski de randonnée axées sur la descente. Un bon skieur hors-piste peut rester un débutant complet en traction de pulka, en vie de camp et en navigation sur un glacier sans repères.
Qui guide ici : Asgard Beyond guide l’Eyjafjallajökull, les objectifs de l’Öræfajökull et d’autres journées privées de ski-alpinisme. Icelandic Mountain Guides est l’opérateur établi de la traversée du Vatnajökull sur plusieurs jours. Pour tout haut volcan, interrogez précisément sur les qualifications glaciaires et de ski du guide, le ratio d’encordement, les règles de demi-tour et le plan de secours.
Qui encadre le ski de randonnée en Islande ?
| Opérateur | Spécialité islandaise en ski de randonnée | Note sur les qualifications |
|---|---|---|
| Bergmenn Mountain Guides | Semaines en lodge en Tröllaskagi, Fjords de l’Est, lodge et ski-and-sail à Hornstrandir, guidage privé | Travaille avec des guides IFMGA, ACMG et AMGA ; demandez le guide nommé |
| Sóti Summits | Semaines en lodge en petit groupe en Tröllaskagi et randonnée sur mesure depuis le Fljót | Annonce des guides de ski expérimentés ; vérifiez le guide affecté auprès de l’AIMG ou d’un registre international |
| Borea Adventures | Ísafjörður, Kvíar et Hornstrandir, randonnée appuyée sur un bateau | Fort ancrage local et maritime ; demandez la qualification exacte et à jour du guide de ski nommé |
| Asgard Beyond | Journées autour de Reykjavík, Snæfellsjökull et volcans glaciaires du Sud | Équipe de propriétaires comprenant des guides IFMGA, un guide de ski ACMG et des qualifications AIMG |
| Icelandic Mountain Guides | Ski d’expédition sur le Vatnajökull et progression glaciaire | Grand opérateur glaciaire au personnel formé AIMG ; vérifiez le rôle et la certification du chef d’expédition |
| Viking Heliskiing | Ski mécanisé en Tröllaskagi plutôt que randonnée classique | Annonce des guides IFMGA, ACMG et CSGA ; pertinent si le ski héliporté est souhaité |
L’Islande dispose de son propre système professionnel via l’Association des guides de montagne islandais (AIMG). Sa formation se divise en guidage glaciaire sur glace vive, trekking alpin et guidage de ski, avec des étapes de stagiaire, d’aspirant et de guide confirmé. Le registre public des membres de l’AIMG indique les désignations exactes détenues par chaque personne. Certains guides islandais possèdent en outre le statut IFMGA via une autre association membre.
Les étiquettes ne sont pas interchangeables. « Guide de glacier », « guide de ski », « guide de montagne AIMG », « guide de ski ACMG » et « guide de haute montagne IFMGA » décrivent des champs de pratique et des parcours de formation différents. Avant de verser un acompte, demandez la personne qui encadrera réellement le groupe et vérifiez sa qualification plutôt que de vous fier au logo de l’entreprise.
Quelques questions utiles au moment de réserver :
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Qui est le guide principal nommé, et quelles qualifications de ski, d’avalanche et de glacier détient-il actuellement ?
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Quel est le ratio maximal clients/guide, et change-t-il sur glacier ou en terrain raide ?
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Le séjour est-il privé ou partagé, et à quel point la forme physique et le niveau de descente des participants sont-ils homogènes ?
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Skis de randonnée, splitboards, couteaux à ski et matériel de sécurité avalanche sont-ils disponibles, et les chaussures sont-elles louées ?
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Que se passe-t-il si le vent ferme la route, si un bateau ne peut pas débarquer ou si le danger d’avalanche exclut le secteur annoncé ?
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En ski-and-sail, qui a l’autorité finale sur la journée : le skipper, le guide de ski ou un chef d’expédition ?
Sécurité : la couverture des bulletins d’avalanche est limitée
L’Office météorologique islandais publie des bulletins d’avalanche régionaux pour le nord des Fjords de l’Ouest, une partie de la Tröllaskagi et les Fjords de l’Est. Il ne couvre pas toutes les zones de randonnée du pays. Les bulletins paraissent en général le lundi, le mercredi et le vendredi, avec des mises à jour plus fréquentes si nécessaire, mais ils restent des produits régionaux et non un feu vert pente par pente.
Cette couverture limitée compte sur le Snæfellsnes, autour de Reykjavík et sur les volcans du Sud. L’absence de bulletin n’est pas l’absence de problème avalancheux. Les groupes autonomes ont besoin d’assez d’informations locales et de compétences pour construire eux-mêmes leur image du danger — ou d’un guide qui en soit capable.
Les pièges récurrents de l’Islande sont les plaques à vent, le chargement rapide, les couches fragiles persistantes, les corniches, la neige humide et la perte de visibilité. Un vent féroce peut décaper une orientation jusqu’à la glace tout en chargeant lourdement le versant sous le vent. La pluie au niveau de la route peut tomber en neige plus haut. Sur les plateaux côtiers, la descente séduisante peut se déverser dans une ravine ou sur une route sans échappatoire propre.
Chaque membre du groupe doit porter un DVA moderne, une pelle métallique et une sonde, et savoir mener un sauvetage entre coéquipiers. Ajoutez casque, navigation avec cartes hors ligne, kit de réparation, lampe frontale, abri de groupe et de quoi s’isoler pendant une attente imprévue. Les couteaux à ski sont d’une utilité disproportionnée. Les volcans glaciaires réclament corde, baudrier et système de sauvetage en crevasse adaptés, ainsi que des personnes formées à s’en servir.
Consultez l’Office météorologique islandais pour les alertes et les bulletins rédigés, pas seulement une icône d’application. Vérifiez l’état des routes avant de rejoindre un autre fjord. L’application SafeTravel diffuse les alertes et peut transmettre une position GPS aux secours ; déposez ou partagez un plan de voyage pour les objectifs isolés. Le numéro d’urgence est le 112.
Préparer un premier séjour à skis en Islande
Pour une première visite, choisissez une région principale et restez au moins cinq jours de ski. Mars est le meilleur choix général pour la Tröllaskagi et les Fjords de l’Est. Avril donne plus de lumière, de meilleures chances de neige transformée et un bon recouvrement entre randonnée depuis la route et objectifs plus élevés. Choisissez fin avril ou mai spécifiquement pour un voyage ski-and-sail à Hornstrandir, et non parce que cela garantirait une mer calme ou une neige stable.
Les randonneurs intermédiaires solides devraient commencer par une semaine guidée depuis la route en Tröllaskagi ou dans les Fjords de l’Est, où l’objectif peut changer sans sacrifier tout le séjour. Les skieurs-alpinistes expérimentés préféreront peut-être Hornstrandir ou un volcan du Sud. Les voyageurs tentés par le Vatnajökull doivent s’entraîner aux skis nordiques, à la pulka, au camping d’hiver et aux longues journées sans repères, plutôt que d’ajouter simplement de la condition physique en descente.
Emportez vos chaussures en bagage à main. Les opérateurs islandais louent skis, peaux, bâtons et matériel de sécurité avalanche, mais les parcs sont réduits et les chaussures de randonnée particulièrement difficiles à remplacer. Un fart pour températures douces et des couteaux à ski ont leur place dans le sac. Tout comme des masques efficaces en lumière plate, des vestes vraiment imperméables et plus de gants qu’il ne paraît raisonnable.
Surtout, arrivez sans sommet obligatoire. L’Islande est à son meilleur quand le groupe peut abandonner la ligne célèbre, franchir un tunnel et trouver de la neige abritée au-dessus d’un autre fjord. La récompense peut être de la poudreuse, de la neige transformée ou simplement une longue descente sous une lumière bleue avec l’océan en bas. Ici, la souplesse n’est pas un compromis. C’est la compétence déterminante.
Note éditoriale : cet article est une vue d’ensemble, non une description d’itinéraire. Les conditions de neige, de glacier, d’activité volcanique, de mer et de route changent vite. Consultez l’Office météorologique islandais, SafeTravel, les autorités routières, les règles de la réserve et le guide nommé juste avant de partir.



























